3 août Landeleau 2020
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Pot ar Stang Vian en Landeleau le 3 août 1944

Landeleau - Pont ar Stang

Rappel des circonstances du drame du 3 août 1944

Les victimes étaient au nombre de 33 dont 15 maquisards et 18 civils

La Cie de F.T.P Corse a pris naissance sur la commune de Plonevez du Faou, au départ elle était composée de quelques maquisards recherchés par les Allemands. Constamment traqués par l'occupant, ces hommes durent souvent changer de place pour atterrir au bout de quelques mois sur la commune de Landeleau. Après le parachutage qui eu lieu dans la nuit du 6 au 7 juillet 1944 sur les terres du Châteaux Gall en Landeleau, la compagnie est définitivement formée par des volontaires jeunes et moins jeunes dont la grande partie venant des communes environnantes.

Le 3 août 1944 sur ordre des chefs de la résistance, elle attaquait un convoi de soldats Allemands qui venait de la direction de Chateauneuf du Faou et qui se dirigeait vers Carhaix. L'accrochage entre les parachutistes qui composaient le convoi et les maquisards a eu lieu sur les terres du cloître qui se trouve au dessus de nous. Le contact a été très rapide en raison de la grande différence de combattants, environ 1500 parachutistes contre une centaine de maquisards au cours du combat; 15 maquisards trouvèrent la mort, les femmes et les hommes qui se trouvaient sur les lieux de l'attaque furent pris en otages. Certains étaient brûlés vifs et d'autres fusillés, tous trouvèrent une mort atroce. Les pertes de l'ennemi suivant des renseignements étaient aussi très importantes...

Le sacrifice de ces hommes de l'ombre ne doit pas se limiter à des cérémonies, il doit être en permanence présent dans notre conscience d'hommes libres.

Les jeunes comme les moins jeunes ne doivent pas oublier ceux qui portèrent en eux l'amour de la patrie. Nous devons aux maquisards de la Cie Corse comme à tous les maquisards de France, une partie de notre liberté.

Le 8 mai 1945, ils purent marcher la tête haute, heureux d'avoir avec la complicité de l'armée régulière et étrangère, chassé les Allemands hors de nos frontières. Nous devons rester fidèles à la mémoire de ces maquisards qui ont courageusement défendu leur patrie dans des conditions souvent difficiles et parfois au sacrifice de leur vie.

Extrait de la monographie Landeleau (éditée en 1987 par l'association Kan An Douar)


Dès le matin du 3 août, 80 maquisards de Château Gall commandés par le capitaine Logoguet se postèrent en embuscade à Pont Stang Bihan, surveillant la route Châteauneuf-Carhaix.
Là en effet survinrent, s'étalant sur plusieurs kilomètres, des unités allemandes qui se dirigeaient vers le front de Normandie. Ils étaient environ un millier d'hommes, militaires et civils réquisitionnés.Lorsqu'ils arrivèrent à la hauteur du passage à niveau du chemin de fer de Pont ar Stang, les résistants les attaquèrent à la grenade et au fusil mitrailleur, en tuant trois et en blessant plusieurs.
Vite remis de leur surprise, les Allemands qui étaient des soldats aguerris et beaucoup plus nombreux, décidèrent d'encercler leurs attaquants.
Ceux-ci, mal armés, s'enfuirent pour tenter de résister au village du Cloître. Plusieurs furent fauchés par les mitrailleuses en gravissant le chemin menant au bourg, et un canon ayant pris pour cible le territoire du Cloître, les survivants se replièrent sur les bois du Moustoir et de Coat Bihan.C'est alors qu'une répression sauvage commença: les Allemands prirent à Pénity Raoul quatre otages: Joseph Le Bon et son fils Pierre, Pasquet et Marcel Rassin. Jean Louis Roussel put s'enfuir de même qu'Hervé Cam. Les soldats mirent le feu aux maisons le long de la route: les habitations de Daniel, Bourguineau et Mahé, garde-barrière. Dans la première furent précipités et fusillés les quatre otages; dans la dernière périrent aussi Mme Mahé et sa fille.
Pendant ce temps, un autre groupe mettait aussi le feu à la ferme du Cloître.
Les fermiers, M. et Mme l'Haridon, ainsi que leur fille Marie, âgèe de 21 ans, s'étaient enfuis à Kerankoz, propriété de M. Suignard. Marie, toute bouleversée d'avoir vu plusieurs patriotes blessés sans secours, en avertit l'abbé Jean Suignard, professeur de philosophie au petit séminaire de Pont Croix, en vacances chez sa mère. Celui-ci partit sans hésiter à leur secours, suivi de Marie et de Louise Bideau âgée de 65 ans, rencontrée en chemin. Le lendemain on trouva leurs trois cadavres calcinés dans un appentis de la ferme du Cloître. L'abbé portait une trace de balle dans la tête.Enfin, ce n'est pas tout: M. Deniel et sa fille Emilie, M. Bourguineau et sa femme née Solange de Visme avaient été arrêté aussi, conduits au bourg et fusillés dans la soirée au pied du mur de l'école de garçons.Avec André Le Gall, patriote tué le lendemain à côté de la chapelle de Pénity St-Laurent, cela faisait 33 victimes dont les noms sont gravés sur le monument que la commune a érigé à leur mémoire à Pont-ar-Stang.


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