Concarneau
29110

Comité du Souvenir Français de Concarneau

Président du comité : Jean-Claude LEBRESNE

adresse mèl : lebresnejeanclaude@gmail.com 

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Jeudi 6 juin, le comité de Concarneau du Souvenir Français a organisé au cimetière de la ville, un hommage à 4 Concarnois du Commando Kieffer : Pierre Lereste badge 85, Guy Picou badge 14, Joseph Léon Madec badge 280 et Jean Eugène Maingan badge 262.
Puis il s'est rendu devant les plaques de 4 rues portant les noms de Résistants morts pour la France : Pierre Guéguin, Lucien Hascoët, Théophile Louarn et Yves Berth afin de les fleurir.

A l'issue, messieurs Jean Glemarec quêteur "tout temps" et Jacques Le Crane "fidèle porte drapeau" du comité ont reçu la médaille d'argent du Souvenir Français."  



Pierre LERESTE (dit "Rabiot") Badge N° 85 du commando Kieffer

Engagé volontaire dans la Force Navale Française Libre en 1943 à l'âge de 22 ans, Pierre LE RESTE est volontaire pour les commandos. Il est toujours des missions les plus dangereuses. C'est ainsi que le 6 juin il prend part au débarquement et participe à la libération de Ouistreham, du passage de l'Orne (Pegasus Bridge), puis Amfreville, Bavent et son bois, le passage de la dive et l'Epine. Par la suite il sera de la campagne de Hollande, c'est ainsi que peu après le débarquement des commandos dans le port de FLESSINGUE, le 1er novembre 1944, il effectue seul avec son chef de section une reconnaissance sur l'arsenal de la ville. Leur action permet le contrôle d'une position clé dans la défense de l'ennemi. Pour ce haut fait, il reçoit la croix de guerre avec étoile d'argent à l'ordre de la division.A son retour à la vie civile Pierre LE RESTE travaille à la criée de Concarneau et se marie. Enfant naîtront de ce mariage.


Guy PICOU Badge N° 14 du commando Kieffer

Engagé FNFL (Force Navale Française Libre) le 23 octobre 1941 à l'âge de 17 ans. Il devient quartier maître Fusillier Marin. Il est tireur d'élite. Il est affecté à 20 ans tout juste à la "Troop numéro 1" et prend part au débarquement du 6 juin, à Ouistreham. Il y est blessé par une balle au menton. Il l'arrache avec son poignard, afin de poursuivre l'assaut vers le casino de Ouistreham. Blessé plusieurs fois au cours des combats au point d'être donné pour mort, Guy PICOU est évacué du front le 15 août, en raison de très graves blessures aux jambes provoquées par un lance flammes ennemi.


Joseph Léon MADEC Badge N° 280 du commando Kieffer

Né à Quimperlé le 3 avril 1921 Joseph MADEC s'engage à 17 ans dans la Marine Nationale .

En 1939, il est à bord du cuirassé "PARIS". En 1940 il est affecté sur le "LORRAINE" à bord duquel il reste jusqu'en 1943. Il rejoint alors les Forces Navales Française Libre (FNFL ) en Egypte.

puis gagne la Grande Bretagne avec le 2ème bataillon de Fusiliers Marin. Il se porte volontaire pour suivre le dur entrainement des Commandos. Grâce à sa volonté sans faille et son courage physique, il gagne le titre de commando, le port du béret vert et se trouve affecté au 1er bataillon de Fusillier Marins Commando commandé par le capitaine de corvette KIEFFER. Intégrée aux commandos britanniques cette unité participe à des raids d'abordage souvent meurtriers sur les côtes des pays occupés par les nazis.

Le 24 décembre 1943, Léon MADEC fait partie d'un groupe de 6 commandos qui débarque sur la plage de Gravelines (Nord) pour une action de reconnaissance. La mission accomplie, le mauvais temps ne leur permet pas de regagner la vedette rapide qui doit les ramener en Grande Bretagne. Le Maître Vallerand, chef de raid, tente en vain de regagner la vedette à la nage. Il se noie ainsi qu'un des anglais participant à l'action. À son tour Joseph MADEC tente sa chance mais doit y renoncer en raison du courant et de la température de l'eau.

Commence alors une longue traque car l'ennemi recherche les rescapés. Deux soldats britanniques sont ainsi tués. Joseph MADEC se débarrasse de son béret vert. Il décout poches et insignes de sa tenue de combat et aidé par des fermiers et des mouvements de résistance il regagne sa Bretagne natale. Il rejoint le réseau de résistance "Vengeance" à Rosporden et avec le groupe accomplit plusieurs sabotages de voies de chemin de fer et de lignes téléphoniques. À près le débarquement de Normandie, la résistance réceptionne des parachutages d'armes et Léon MADEC fait l'instruction aux volontaires FFI de la Région.

Rosporden et Concarneau libérés, Léon est promu maître le 1er septembre 1944 et retrouve la solide sphère des Bérets verts du commando Kieffer. Il sera du nombre en novembre 1944 lors de la libération du port de Flessingue en Belgique.

Pour son courage et sa bravoure au service de la patrie, monsieur Joseph Léon MADEC est décoré de la croix de guerre, de la valeur militaire, et de la médaille de la résistance. Il est également chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre National du Mérite.

De retour à la vie civile , Joseph MADEC a travaillé aux douanes et fini sa carrière à Concarneau .