Landerneau
29220

Comité du Souvenir Français de Landerneau

Président du comité : Jean Abalain 

adresse mèl : abalain.yvonne@orange.fr 

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10 septembre 2020

Sur le pont du Fessiou, entre Landerneau et la Forest, se cachait une petite plaque commémorative, que tout le monde semblait avoir oubliée. Cette petite plaque cache pourtant une histoire de la Résistance locale. 

« Il est 17 h ce « février 1944 quand Frantz Marcel Boucher, 19 ans, Guy Edgar Raoul, 24 ans, et André Hyppolite Garrec, des résistants Francs tireurs et partisans français (FTPF, groupe action de créé par le parti communiste français), sortent d'un chemin de terre traversant un bois entre l'Élorn et le pont du Fessiou, Ils tombent nez à nez avec un point de contrôle tenu par la wehrmacht. Les Français ouvrent le feu, blessent mortellement deux soldats, aujourd'hui enterrés au cimetière allemand de Ploudaniel. Mais devant la riposte, les jeunes gens décrochent et sont poursuivis. Ils sont finalement abattus le lendemain au croisement des D 712 et 159. »

En février 2020,  Jean-Paul PAGE et Jean ABALAIN, président de comité de Landerneau décident de créer un lieu de mémoire accessible avec une seconde plaque sur le pilier du pont, en bas de la route, afin que chacun puisse s'y recueillir.

À la suite de discussions avec le maire de La Forest-Landerneau et le conseil départemental, gestionnaire de la D712, la création d'une nouvelle plaque a été accordée. 

En ce 10 septembre, c'est fait. La plaque est posée. Des QR codes à scanner avec son téléphone s'y trouvent. Ils permettent d'accéder aux biographies des trois résistants. Trois ifs vont en outre être plantés, et une pierre posée, pour accueillir les gerbes.

Gaëlle reçoit l'insigne de Porte drapeau

11 novembre 2019

L'élégance de Gaëlle lui fait porter un foulard aux couleurs du Bleuet de France de l'ONACVG. Jean Abalain, président du comité, félicite sa fidèle adjointe.

Pierre François Marie Roc'hongar

par Michèle Saussey Majewski - Souvenir Français - Irvillac 

Cette année "Le Souvenir Français" souhaite rendre hommage à  « 100 combattants Morts pour la France en 1939 » à l'occasion du 80ème anniversaire de « la Drôle de guerre ». 

Dans ce cadre et en liaison avec le Service Historique de Brest (SHD) des recherches archivistiques nécessaires ont été menées afin de rechercher un militaire du Finistère qui soit "Mort pour la France" dans ce début de la guerre. Ce travail important a permis de sortir de l'oubli Pierre François Marie Roc'hongar


Pierre François Marie Roc'hongar est né le 15 août 1910 à Irvillac Finistère. Enfant de cultivateurs, boulanger de métier, il choisit la Marine.

Engagé volontaire pour 5 ans, le 5 septembre 1927 puis réengagé deux fois pour 3 ans et une fois pour 2 ans, il est d'abord matelot de 2ème classe puis quartier-maître cuisinier en janvier 1929. Il devient quartier maître de 1ère classe en octobre 1931 puis, second maître en avril 1938.

Sa carrière, au fil de ses affectations le fait beaucoup bouger, différentes villes, différents dépôts. Il passe 44 mois et 24 jours en mer dont 30 mois et 8 jours sur le ravitailleur de sous-marins Jules Verne

A partir du 5 août 1939, il est affecté sur le croiseur mouilleur de mines Pluton comme second-maître cuisinier.

Le 2 septembre 1939, le Pluton quitte Brest et fait route sur Casablanca avec 125 mines Breguet B4 à son bord, mines exigeant de grandes précautions de manipulation Arrivé le 5 septembre, le Pluton a pour mission de se tenir prêt à mouiller ses mines dans la nuit du 11 au 12 septembre afin de protéger les côtes du Maroc d'une attaque de la Marine allemande Le 12 septembre, les mouvements de sous-marins et de cuirassés allemands n'étant pas effectifs, l'amirauté donne l'ordre au Pluton de débarquer ses mines.

Le 13 septembre, le désamorçage et le déchargement des mines commence, à 10H40, une première mine explose et une deuxième quelques secondes plus tard, provoquant la mise à feu des autres mines et l'embrasement des 700 tonnes de mazout du bord.

L'explosion détruit le navire, tue plus de 200 marins, en blesse gravement une centaine et provoque de nombreux dommages sur d'autres navires et installations du port.

Ce qui s'est passé, personne ne le sait vraiment. Selon les conclusions de la commission d'enquête, l'accident a été provoqué par l'explosion accidentelle d'une mine au cours du désamorçage, la responsabilité du personnel du Pluton n'étant pas en cause. La rumeur publique attribua à la main de l'ennemi les causes de cette catastrophe. « Ma mère m'a toujours dit que ce n'était pas un accident mais un sabotage », précise le fils de Pierre François Marie

Les disparus du Pluton sont les premiers marins morts pour la France de la seconde guerre mondiale. Ce fut un des premiers événements tragiques de la guerre

Le second maître Pierre François Marie Roc'hongar mesurait 1m60, il avait les cheveux châtains, les yeux gris, un front haut. C'était un homme dynamique, un sportif accompli. Il faisait beaucoup de vélo, et pratiquait l'haltérophilie. Son épouse Marie Catherine Goasguen en parlait ainsi.

Il est mort pour la France à 29 ans, le 13 septembre 1939. Son nom est inscrit sur le monument aux morts pour la France de la commune d'Irvillac.

Son corps n'a pas été retrouvé mais, comme disait André Malraux : « le tombeau des héros est le cœur des vivants ».

Il laissait une veuve et deux orphelins de 6 et 3 ans Marie-Thérèse et Jean-Pierre.

Remerciements : à Monsieur Jean-Noël Le Gall Maire d'Irvillac, au Service Historique de la Défense de Brest. 

Michèle Saussey Majewski

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