Landerneau

29220

Comité du Souvenir Français de Landerneau

Président du comité :  Jean-Yves THOMIN

adresse mèl :  jean-yves.thomin@wanadoo.fr

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6 mai 2021

Le comité de Landerneau s'est réuni afin d'élire son nouveau président et constituer le bureau

Les membres du nouveau bureau sont depuis le 6 mai 2021

Président : Jean-Yves THOMIN

Vice Président : Jean-Paul PAGE

Secrétaire / Trésorière : Gaëlle QUERE

Porte drapeau : Gaëlle QUERE

Membres actifs : Jean-Jacques BONIZ et Clément QUERE


Avis de décès de M. ABALAIN Jean

Publié le 20/03/2021 dans Le Telegramme

LANDERNEAU - MULHOUSE (68) - PLOUARZEL.                                                                                                                                                                       Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès deM. Jean ABALAIN

à l'âge de 78 ans.
De la part de son épouse, Yvonne, née Loaëc ;
ses enfants,
Laurent et Annabelle Abalain,
Olivier Abalain,
Hélène et Matthieu Cloarec ;
ses sept petits-enfants
et toute la famille.

La cérémonie sera célébrée lundi 22 mars, à 10 h, en l'église Saint-Houardon, à Landerneau, dans le respect des gestes barrières.
Jean repose au centre funéraire de Saint-Ernel, à Landerneau. Visites de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

PFCA, Landerneau : tél. 02.98.21.60.94


18 juin 2021

L'Appel du 18 juin 1940 commémoré à Landerneau

La commémoration du 81e anniversaire de l'appel du 18 juin 1940, lancé par le général de Gaulle sur les ondes de la BBC à Londres, a eu lieu, vendredi. À Landerneau comme partout ailleurs en France, la cérémonie est toujours empreinte d'émotion. « La flamme de la Résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas ». C'est par ses mots que Charles de Gaulle avait conclu son célèbre appel, comme l'a rappelé le message du Ministère des Anciens combattants, lu par le maire de la municipalité Patrick Leclerc.

Deux personnalités décorées

À l'issue de la cérémonie, la section locale des Anciens combattants de Landerneau a procédé à la remise de deux décorations internes : Jean-Jacques Boniz et Jean-Paul Page ont ainsi reçu la médaille de bronze du Mérite UNC (Union des anciens combattants).

Le Général DE GAULLE à Landerneau en 1945

Pour fêter les 80 ans de l'appel du 18 juin, nous souhaitions revenir sur la venue du Général DE GAULLE à Landerneau le 21 juillet 1945. La ville conserve la trace de son passage dans le livre d'or.

Sur la photographie, le Général DE GAULLE est entouré de Jean-Louis Rolland (à sa droite) et de son adjoint Paul Simon (à sa gauche). A l'extrême gauche de la photo, René Pleven, député du UDSR des Côtes du Nord et ministre de l'Economie et des Finances, et Tanguy Prigent, député socialiste du Finistère et ministre de l'Agriculture.

Jean-Louis ROLLAND fut parmi les 80 députés français à refuser les pleins pouvoirs à Pétain en 1940. Sa venue à Landerneau s'inscrit dans une visite en Bretagne et notamment à Brest, ville martyre.


8 mai 2021

À Landerneau, le souvenir du 8-Mai ravivé en petit comité

Avec la seule présence des officiels (élus, représentants d'associations patriotiques), la cérémonie du 8-Mai a tout de même rempli son office de rappel de la valeur et du prix de la paix, samedi matin, à côté de la médiathèque. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

En présence réduite - pour raisons sanitaires liées à la covid-19 -, balayée par les rafales de vent mettant à l'épreuve la solidité des drapeaux tricolores, une cérémonie du 8-Mai s'est tout de même déroulée, samedi matin, à Landerneau. Entre médiathèque (où s'apprend l'histoire) et l'Élorn (qui s'écoule comme le temps), les officiels ont déroulé les hommages à ceux qui ont vaincu, il y a 76 ans, les Nazis, ceux tombés en les combattant sur le champ de bataille ou encore ceux assassinés, plus loin, dans de sordides conditions. Rappelons que la Deuxième Guerre mondiale a précipité la mort de plus de 40 millions de personnes, militaires et civiles.

Paix et reconstruction

Au pupitre, Clément Quéré (Souvenir français) a lu le message d'associations mémorielles en souvenir des victimes et des héros de la déportation. Patrice L'Her (président de l'UNC de Landerneau) et Patrick Leclerc (maire) ont rappelé les sacrifices, les actes de courage ayant conduit à la victoire du 8-Mai puis, découlant de cet événement historique, l'espérance de paix et la reconstruction d'un monde fondé sur la coopération entre les ennemis d'hier.

Debout face aux épreuves

Dans un parallèle évident avec la lutte actuelle contre la pandémie : « Hier comme aujourd'hui, face aux épreuves et aux crises du temps, la nation française se tient debout, résiliente et espérante », souligne dans son message, récité pendant la cérémonie landernéenne, Geneviève Darrieussecq, déléguée à la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants. Un texte duquel on peut retirer cette citation de Malraux : « Un monde sans espoir est irrespirable ». Vivement que l'on respire mieux.


19 mars 2021

Cérémonie du 19 mars à Landerneau : une émotion particulière avec la disparition de Jean Abalain

La cérémonie du 19 mars, ce vendredi, a été l'occasion d'une pensée particulière à Jean Abalain, tout récemment décédé. (Le Télégramme/Hervé Corre)

À Landerneau, la cérémonie du 19 mars a notamment permis d'avoir une pensée pour Jean Abalain, président du Souvenir Français, décédé dans la nuit de jeudi à vendredi.

À Landerneau comme ailleurs, ce vendredi 19 mars était journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Lors de la cérémonie au cimetière, le message de la Fnaca, relayé par un représentant local, et celui de la ministre des Armées, lu par le maire, Patrick Leclerc, ont ainsi nourri la célébration du 59e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Mais, à Landerneau, ce moment s'est drapé d'une émotion particulière. En effet, il a permis d'avoir une pensée pour Jean Abalain, président du Souvenir Français de Landerneau, qui s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi,                             à l'aube de ses 79 ans.


4 février 2021

La Forest-Landerneau :

En contrebas du pont du Fessiou, trois ifs ont été plantés en souvenir de Frantz Marcel Boucher, Guy Edgar Raoul et André Hippolyte Garrec morts pour la France un certain 4 février 1944. Une plaque commémorative a également été inaugurée à l'occasion de cette cérémonie.

Depuis longtemps déjà, Jean Paul Page, Gaëlle Quéré du comité de Landerneau présidé par Jean Abalain et Gildas Priol, Président du Comité de Plougonvelin et de Brest 44 (brest44.fr), ont travaillé sur la Mémoire de Frantz Marcel Boucher, Guy Edgar Raoul et André Hippolyte Garrec, Résistants Morts pour la France au Pont du Fessiou en La Forest Landerneau le 4 février 1944. Si une plaque existait sur la route au dessus du pont, elle manquait de visibilité et était peu accessible.

En ce jeudi 4 février 2021, en présence de David Roulleaux, maire de La Forest-Landerneau, de la famille de Marcel Boucher, de Sylvain Le Berre, 

directeur départemental de l'ONACVG, Claude Bail, président de l'UNC locale et François Fouré Délégué général du Souvenir Français pour le Finistère, hommage a été rendu à ces trois héros à l'occasion d'une émouvante cérémonie. 

Monsieur le Maire souhaitait une action de mémoire rappelant les faits afin d'y faire ensuite faire venir les scolaires. C'est ainsi que trois ifs ont été plantés et une plaque commémorative a été posée. Elle comporte pour chacun des trois Résistants des QR codes. Elle permet ainsi aux passants de connaître l'histoire de ces trois Résistants en utilisant l'application Bescribe (bescrib.com) installable gratuitement sur leur téléphone. 

Jean Paul Page a rappelé les faits puis Monsieur le Maire a pris la Parole en insistant sur l'exemplarité de la notion d'engagement La sonnerie aux Morts a été suivie par la Marseillaise reprise par l'assemblée. Enfin le chant des Partisans à clôt la cérémonie. 

Photos Yvonne Abalain 

11 novembre 2020

Ce mercredi, à Landerneau, la cérémonie du 11-Novembre, commémorant la fin de la Première Guerre mondiale, s'est tenue au cimetière en petit comité. Au nom de l'Union nationale des combattants, Patrice L'Her, président de la section de Landerneau, a rappelé que l'anniversaire de l'armistice de 1918 est aussi l'occasion de rendre hommage à tous ceux qui se sont battus sous le drapeau tricolore. « Chacun d'entre nous a le devoir impératif de se montrer digne de ceux qui ont défendu la France au prix de leur vie », a-t-il déclamé.

« Moment d'unité nationale »

De son côté, le maire, Patrick Leclerc, a lu le message de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées. Au-delà du seul conflit 14-18, il y est là aussi question de rendre hommage à tous les « Morts pour la France » : « Chaque 11 novembre est un moment d'unité nationale et de cohésion autour de ceux qui donnent leur vie pour la France, de ceux qui la servent avec dévouement et courage. En ces instants, au souvenir des événements passés et aux prises avec les épreuves de notre temps, nous nous rappelons que c'est tout un peuple, uni et solidaire, qui fit la guerre, qui la supporta et en triompha ».

Le Télégramme

1er novembre 2020

À Landerneau, la cérémonie du Souvenir en catimini contre l'oubli

 

Mesures de confinement oblige, la cérémonie du Souvenir a strictement réduit son affluence, ce dimanche 1er novembre, en cette matinée pluvieuse de Toussaint, devant le monument aux morts du cimetière de Landerneau. Laissant soin à Patrick Leclerc, maire, aux responsables locaux de l'Union nationale des combattants (UNC), de la Fnaca ou d'association historique d'honorer la mémoire des combattants français morts durant les différents conflits, depuis la guerre de 1870.

Dire halte à l'atteinte à l'histoire partagée

Après dépôt de gerbe, Jean-Paul Page, de l'association landernéenne du Souvenir français, a rappelé la nécessité mémorielle de cette journée de recueillement, en donnant lecture du message signé Serge Barcellini, président général du Souvenir français : « Chaque jour, des tombes dans lesquelles sont inhumés des morts pour la France entrent en déshérence dans nos cimetières communaux, leurs restes rejetés dans des ossuaires anonymes. Supprimer ces tombes, c'est s'interdire d'en faire une station du chemin de mémoire que chaque commun devrait créer. C'est pour dire halte à cette atteinte à notre histoire partagée que, chaque jour, se mobilise le Souvenir français ».


10 septembre 2020

Sur le pont du Fessiou, entre Landerneau et la Forest, se cachait une petite plaque commémorative, que tout le monde semblait avoir oubliée. Cette petite plaque cache pourtant une histoire de la Résistance locale. 

« Il est 17 h ce « février 1944 quand Frantz Marcel Boucher, 19 ans, Guy Edgar Raoul, 24 ans, et André Hyppolite Garrec, des résistants Francs tireurs et partisans français (FTPF, groupe action de créé par le parti communiste français), sortent d'un chemin de terre traversant un bois entre l'Élorn et le pont du Fessiou, Ils tombent nez à nez avec un point de contrôle tenu par la wehrmacht. Les Français ouvrent le feu, blessent mortellement deux soldats, aujourd'hui enterrés au cimetière allemand de Ploudaniel. Mais devant la riposte, les jeunes gens décrochent et sont poursuivis. Ils sont finalement abattus le lendemain au croisement des D 712 et 159. »

En février 2020,  Jean-Paul PAGE et Jean ABALAIN, président de comité de Landerneau décident de créer un lieu de mémoire accessible avec une seconde plaque sur le pilier du pont, en bas de la route, afin que chacun puisse s'y recueillir.

À la suite de discussions avec le maire de La Forest-Landerneau et le conseil départemental, gestionnaire de la D712, la création d'une nouvelle plaque a été accordée. 

En ce 10 septembre, c'est fait. La plaque est posée. Des QR codes à scanner avec son téléphone s'y trouvent. Ils permettent d'accéder aux biographies des trois résistants. Trois ifs vont en outre être plantés, et une pierre posée, pour accueillir les gerbes.

Gaëlle reçoit l'insigne de Porte drapeau

11 novembre 2019

L'élégance de Gaëlle lui fait porter un foulard aux couleurs du Bleuet de France de l'ONACVG. Jean Abalain, président du comité, félicite sa fidèle adjointe.

Pierre François Marie Roc'hongar

par Michèle Saussey Majewski - Souvenir Français - Irvillac 

Cette année "Le Souvenir Français" souhaite rendre hommage à  « 100 combattants Morts pour la France en 1939 » à l'occasion du 80ème anniversaire de « la Drôle de guerre ». 

Dans ce cadre et en liaison avec le Service Historique de Brest (SHD) des recherches archivistiques nécessaires ont été menées afin de rechercher un militaire du Finistère qui soit "Mort pour la France" dans ce début de la guerre. Ce travail important a permis de sortir de l'oubli Pierre François Marie Roc'hongar


Pierre François Marie Roc'hongar est né le 15 août 1910 à Irvillac Finistère. Enfant de cultivateurs, boulanger de métier, il choisit la Marine.

Engagé volontaire pour 5 ans, le 5 septembre 1927 puis réengagé deux fois pour 3 ans et une fois pour 2 ans, il est d'abord matelot de 2ème classe puis quartier-maître cuisinier en janvier 1929. Il devient quartier maître de 1ère classe en octobre 1931 puis, second maître en avril 1938.

Sa carrière, au fil de ses affectations le fait beaucoup bouger, différentes villes, différents dépôts. Il passe 44 mois et 24 jours en mer dont 30 mois et 8 jours sur le ravitailleur de sous-marins Jules Verne

A partir du 5 août 1939, il est affecté sur le croiseur mouilleur de mines Pluton comme second-maître cuisinier.

Le 2 septembre 1939, le Pluton quitte Brest et fait route sur Casablanca avec 125 mines Breguet B4 à son bord, mines exigeant de grandes précautions de manipulation Arrivé le 5 septembre, le Pluton a pour mission de se tenir prêt à mouiller ses mines dans la nuit du 11 au 12 septembre afin de protéger les côtes du Maroc d'une attaque de la Marine allemande Le 12 septembre, les mouvements de sous-marins et de cuirassés allemands n'étant pas effectifs, l'amirauté donne l'ordre au Pluton de débarquer ses mines.

Le 13 septembre, le désamorçage et le déchargement des mines commence, à 10H40, une première mine explose et une deuxième quelques secondes plus tard, provoquant la mise à feu des autres mines et l'embrasement des 700 tonnes de mazout du bord.

L'explosion détruit le navire, tue plus de 200 marins, en blesse gravement une centaine et provoque de nombreux dommages sur d'autres navires et installations du port.

Ce qui s'est passé, personne ne le sait vraiment. Selon les conclusions de la commission d'enquête, l'accident a été provoqué par l'explosion accidentelle d'une mine au cours du désamorçage, la responsabilité du personnel du Pluton n'étant pas en cause. La rumeur publique attribua à la main de l'ennemi les causes de cette catastrophe. « Ma mère m'a toujours dit que ce n'était pas un accident mais un sabotage », précise le fils de Pierre François Marie

Les disparus du Pluton sont les premiers marins morts pour la France de la seconde guerre mondiale. Ce fut un des premiers événements tragiques de la guerre

Le second maître Pierre François Marie Roc'hongar mesurait 1m60, il avait les cheveux châtains, les yeux gris, un front haut. C'était un homme dynamique, un sportif accompli. Il faisait beaucoup de vélo, et pratiquait l'haltérophilie. Son épouse Marie Catherine Goasguen en parlait ainsi.

Il est mort pour la France à 29 ans, le 13 septembre 1939. Son nom est inscrit sur le monument aux morts pour la France de la commune d'Irvillac.

Son corps n'a pas été retrouvé mais, comme disait André Malraux : « le tombeau des héros est le cœur des vivants ».

Il laissait une veuve et deux orphelins de 6 et 3 ans Marie-Thérèse et Jean-Pierre.

Remerciements : à Monsieur Jean-Noël Le Gall Maire d'Irvillac, au Service Historique de la Défense de Brest. 

Michèle Saussey Majewski

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