
Morlaix
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Comité du Souvenir Français du Pays de Morlaix
Président du comité : Christian BAUDRY
adresse mèl : christianbaudry03@gmail.com
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4 août 2026
Hommage aux fusillés saint-politains du 4 août 1944 ou le rappel d'un épisode de la « guerre sale »

Une cérémonie très émouvante s'est déroulée le 4 août 2026 en présence du maire de Saint-Pol-de-Léon, des représentants de la municipalité de Morlaix, des forces de l'ordre, des associations patriotiques et de passionnés de la seconde guerre mondiale en tenue d'époque, en souvenir de 15 Saint-politains fusillés le 4 août 1944 à Morlaix.
Ce 4 août 1944, les forces allemandes battaient en retraite alors que la libération approchait. Des accrochages et des arrestations eurent lieu à Saint-Pol-de-Léon.
Quinze otages dont une femme et un enfant furent emmenés à Morlaix. Ils avaient entre 17 et 60 ans. Ils subirent des tortures à la Kommandantur avant d'être abattus à Penlan, quartier périphérique de Morlaix.
Le 9 août 1944, trois fosses furent mises à jour.
Lors de l'exhumation, une poésie de Pierre Guilcher, un des otages, fut retrouvée dans son carnet. Elle s'intitulait « jusqu'au bout » :
"Jeunes gens qui rêvez un brillant avenir
Une dernière étape attend votre constance
Souriez à l'effort et prenez conscience
Que le succès ne vient à qui ne sait finir
Une œuvre prend du prix
En autant qu'on rachève "
Dans les derniers instants qui ont précédé leur exécution, ils ont fait face à la mort avec courage, ils ont marché sans faiblir sous la conduite de leurs bourreaux, vers le lieu de leur supplice.

Michèle Quéau, vice-présidente du comité de Morlaix du souvenir français et présidente du comité d'entente des associations patriotiques a rappelé l'importance de la stèle de Penlan. A l'énumération des noms des victimes mortes pour la France, deux jeunes enfants y ont déposé tour à tour 15 roses.
Christian Baudry, président du comité de Morlaix du Souvenir français, était le maître de cérémonie.

19 juillet 2026
Le 19 juillet 2026, une cérémonie a été organisée à Morlaix sous le pilotage du Souvenir français en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommages aux « Justes » de France et aux deux Morlaisiens juifs, David Selinger et Esther Lévy.

Arrêtés en raison de leur origine, tous deux furent déportés vers Auschwitz, où ils périrent.
David Selinger d'origine polonaise, fourreur et propriétaire du magasin « L'Ours blanc », fut arrêté à son domicile par la police française le 10 octobre 1942, conduit à Drancy et déporté le 4 novembre suivant par le convoi 40. Il avait 49 ans.

Esther Lévy, couturière considérée comme non déportable en raison de sa nationalité turque - nationalité alliée de l'Allemagne nazie - fut arrêtée le 11 octobre 1943. Elle fut conduite au commissariat où le secrétaire de police, voisin de la famille Lévy, va chercher à l'aider. Il avait laissé une porte ouverte le soir pour qu'elle puisse s'enfuir. Mais le lendemain matin, elle était toujours là. Elle dira au policier qu'elle n'avait pas voulu fuir comme une voleuse. Elle fut finalement déportée le 20 janvier 1944 par le convoi 66. Elle avait 32 ans.
Cette cérémonie rappelle le destin tragique de ces deux Morlaisiens et souligne l'importance du devoir de mémoire afin que ces drames ne tombent jamais dans l'oubli.

6 juillet 2026
Les dix-huit martyrs de Saint-Pol-de-Léon : le sacrifice d'un réseau de Résistance
L'histoire de Saint-Pol-de-Léon est
intimement liée à celle de la Résistance bretonne. Parmi les pages
les plus douloureuses de cette période figure l'arrestation, durant
l'été 1944, de dix-huit résistants du réseau CENTURIE, dont le
courage et le dévouement au service de la France leur coûtèrent la
vie.
Le réseau CENTURIE appartenait à l'Organisation Civile
et Militaire (OCM), l'un des principaux mouvements de Résistance
intérieure. Spécialisée dans le renseignement, l'OCM était
implantée dans de nombreuses régions françaises, notamment en
Bretagne. Dans le Finistère-Nord, son développement doit beaucoup à
Mériadec de Lantivy qui, au début de l'année 1942, confia à Yves
Le Morvan la mission d'organiser un groupe couvrant les secteurs de
Saint-Pol-de-Léon et de Roscoff.
Les résistants de CENTURIE
accomplissaient une mission essentielle pour les Alliés. Ils
observaient les mouvements de troupes allemandes, surveillaient les
activités des ports, des gares et du terrain d'aviation de Ploujean,
relevaient les nouvelles fortifications du littoral et participaient
au sauvetage des aviateurs alliés tombés en territoire occupé. Les
renseignements qu'ils transmettaient constituaient une aide précieuse
à la préparation des opérations militaires.
Après le
Débarquement du 6 juin 1944, la répression allemande s'intensifia
dans toute la France. À Saint-Pol-de-Léon, une dénonciation permit
aux services de sécurité allemands d'identifier plusieurs membres
du réseau. Les 26, 27 et 29 juin 1944, dix-huit résistants furent
arrêtés par le Sicherheitsdienst , le service de
renseignement et de répression de la SS.
Âgés de trente à
soixante-trois ans, ces hommes furent d'abord emprisonnés à Créac'h
Joly, à Morlaix. Ils y subirent de violents interrogatoires. Le 1er
juillet, ils furent transférés à la prison de Pontaniou, à Brest,
dans le quartier réservé aux prisonniers politiques.

Le 6 juillet 1944, ils
quittèrent définitivement cette prison. Leur destination demeura
inconnue et leurs familles furent plongées pendant de longues années
dans l'incertitude. Beaucoup crurent qu'ils avaient été déportés
vers un camp de concentration en Allemagne, sans jamais recevoir la
moindre confirmation.
La vérité ne fut révélée que près
de dix-huit ans plus tard. Le 20 avril 1962, lors des travaux de
construction de l'Institut universitaire de technologie de Brest, sur
le plateau du Bouguen, des fosses contenant les restes de plusieurs
personnes exécutées par les forces d'occupation furent mises au
jour. Les alliances, divers effets personnels et notamment le
bréviaire de l'abbé Tanguy permirent d'identifier dix-sept des
dix-huit résistants disparus de Saint-Pol-de-Léon.
Le 6 juin
1962, une cérémonie officielle rendit enfin aux familles la
possibilité d'un deuil. Les dépouilles des dix-sept résistants
saint-politains furent réunies avec celles de deux résistants
brestois, Georges Hamon et Guy Van de Weghe du groupe Action Directe
de Brest spécialisé dans les actions de sabotage. Elles furent
inhumées dans une tombe face au monument aux morts du cimetière
communal de Saint-Pol-de-Léon.
Les démarches destinées à
rétablir toute la vérité se poursuivirent encore pendant plusieurs
décennies. En 1976, à l'occasion de la gravure d'une stèle
commémorative, il apparut que les registres d'état civil
mentionnaient à tort un décès en déportation en Allemagne. Cette
erreur historique ne fut officiellement rectifiée qu'en 2002.
Plus
récemment, en 2025, les familles découvrirent avec inquiétude que
cette sépulture collective ne figurait pas dans le référencement
cadastral du cimetière, faisant peser un risque sur sa pérennité.
À leur demande, le comité local du Souvenir Français entreprit les
démarches nécessaires auprès des services municipaux afin
d'obtenir son enregistrement officiel et d'assurer la protection
durable de ce lieu de mémoire.
En apposant la cocarde tricolore du Souvenir Français, au cours d'une cérémonie empreinte de recueillement et de solennité le 6 juillet 2026 présidée par Stéphane Cloarec, maire de Saint-Pol-de-Léon, Daniel Bâche, délégué général adjoint du Finistère a accompli un geste simple mais profondément symbolique sous les drapeaux du Souvenir Français du comité de Morlaix, de l'UNC, de la FNACA et des officiers mariniers.
Cette cocarde rappelle que la Nation n'oublie pas ses morts !

Le destin de ces
dix-huit résistants rappelle le prix payé par tant de Français
pour rendre à leur patrie sa liberté. Leur engagement, leur courage
face à la torture et leur sacrifice demeurent un exemple pour les
générations d'aujourd'hui. Préserver leur mémoire, c'est faire
vivre l'héritage de ceux qui refusèrent la soumission et choisirent
de servir la France jusqu'au sacrifice suprême.
18 juin 2026

Nous nous sommes rassemblés à Morlaix pour commémorer l'appel du 18 juin 1940 place de la Résistance avec les élèves de Tristan Corbière et du Poan Ben. Cette cérémonie intergénérationnelle était empreinte de solennité et d'espoir.

5 juin 2026
La ville de Morlaix a célébré le bicentenaire du cimetière Saint-Charles.

A cette occasion, un hommage particulièrement émouvant et solennel a été rendu aux Morts pour la France qui y reposent.

Cette commémoration, empreinte de recueillement, a été marquée par six lectures hagiographiques retraçant les parcours et les sacrifices de Morlaisiens morts pour la France et par une cérémonie digne et respectueuse sous la direction du Président du comité du Souvenir Français de Morlaix.

26 mai 2026

A l'occasion de l'exposition « Les enfants de la Résistance » à l'hôtel de ville de Morlaix, le maire, Jean-Paul Vermot, a remis la médaille de la ville à Michèle Quéau, vice-présidente du comité de Morlaix du Souvenir Français. Il a salué l'engagement des associations patriotiques du Pays de Morlaix pour transmettre aux jeunes générations la mémoire des événements douloureux vécus par la population pendant la seconde guerre mondiale.

8 mai 2024
MORLAIX. A l'occasion du 8 mai, remise du drapeau du Souvenir Français au comité de Morlaix par le maire Monsieur Jean-Paul Vermot, à Céline Baudry porte drapeau du comité et fille du président Christian Baudry qui est aussi maître de cérémonie de la ville. A noter les deux cravates, celle du Souvenir Français et celle de Rhin et Danube.
21 avril 2024
Hommage à Arthur Le Buannec
MORLAIX. Il y a quelques jours, à Morlaix, se tenait une cérémonie en hommage à Arthur Le Buannec. Alors que la concession était expirée, la famille a pu prendre contact avec le comité de Morlaix afin de stopper la procédure de destruction de cette concession. C'est ainsi que le comité a pu organisé pour, Arthur Le Buannec, ancien résistant FFI, mort pour la France le 21 avril 1944, une cérémonie. Un dépôt de gerbes a eu lieu en présence de porte-drapeaux. La famille, présente à cet événement mémoriel, fut très émue par l'action du Souvenir Français.

8 avril 2023
Hommage rendu à René Roché dernier président de l'association Rhin et Danube

Né à Laval le 19 juillet 1924, René Roché, surnommé Renaïck, est décédé jeudi 2 avril 2020, à Paris, à l'âge de 95 ans. Morlaisien de cœur, il avait conservé sa maison de famille de Gwel Kaër, à Ploujean. Il était père de cinq enfants. Issu d'une lignée de militaires, il s'engage en 1944 comme volontaire et intègre le 19ème bataillon de chasseurs de la 1ère armée du général de Lattre.Après la guerre, il entre chez Kodak comme ouvrier et y gravit les échelons. A 35 ans il est le DRH d'une entreprise de 12 000 salariés.Secrétaire général, président national puis président d'honneur de "Rhin et Danube", il s'engage dans la Mémoire de ceux qui sont Morts pour la France au sein de la première armée. Il œuvre puissamment au rapprochement de son association avec "Le Souvenir Français". La retraite venue, il entre en politique et siège quelques années au conseil municipal de Morlaix. Plus tard lorsque l'association "Rhin et Danube" entre au "Souvenir Français", il y devient membre du conseil d'administration et s'occupe des départements. Renaïck Roché était commandeur de la Légion d'honneur, Grand officier dans l'Ordre national du Mérite et Croix de guerre 1939-1945.
1. Parlez-nous de vous, de votre participation à la Seconde Guerre mondiale au sein de la Première Armée. Je faisais partie d'un groupe de résistants. La libération de Paris terminée, j'ai intégré le premier bataillon de chasseurs. Nous devions être rattachés à la 2ème DB, mais les autorités américaines ne le souhaitaient pas.Finalement, le Général de Lattre nous a recrutés, à condition d'arriver en Alsace par nos propres moyens. La femme du directeur de Renault a mis des camions à notre disposition et on est parti pour Munster. Au sein d'un groupe de reconnaissance, je faisais fonction d'agent de liaison. Nous avons participé à la bataille de Colmar et à la garde du Rhin avant de gagner l'Allemagne. Nous avons traversé le Rhin dans des USM2 et nous étions équipés d'une mitraillette Sten. Notre capitaine nous a obligés à retirer le chargeur quand on ne les utilisait pas car ces Stens partaient toutes seules ! Je me rappellerai toujours du premier prisonnier que j'ai fait après notre traversée. Je suis rentré dans une maison et j'ai ouvert un placard. Derrière un rideau, j'ai vu une paire de bottes. J'ai tiré sur les bottes et j'ai trouvé un soldat allemand. Par la suite, nous sommes descendus vers Donaueschingen et Radolfzell où il y avait une école de SS. Notre régiment avait fortement progressé et après une journée très dure de combat nous nous sommes retrouvés à 70 kilomètres devant la première ligne. Nous avons atteint Constance. Nous devions continuer en direction de l'Autriche, mais c'était le 7 mai, veille de la capitulation des armées allemandes. Nous avions quitté Paris 800 pour l'Alsace, 400 sont revenus sans blessures. J'ai été décoré de la croix de guerre, un vrai honneur pour le soldat de 2ème classe que j'étais.
2. Pouvez-vous nous parler de l'association Rhin et Danube, ce qu'elle fut, son rôle, son activité ainsi que votre rôle comme président ? L'association Rhin et Danube avait pour objectif de sauvegarder la mémoire de la Première Armée française et de son chef, le maréchal de Lattre. Dès que j'ai pris ma retraite, j'ai commencé à être actif dans l'association. J'ai d'abord été élu secrétaire général puis président. Une petite « révolution » car je succédais à de nombreux généraux, moi qui n'étais que sergent ! La rénovation de la nécropole de Sigolsheim est une de mes principales fiertés. Le maréchal de Lattre était à l'origine de la création de ce site funéraire où sont enterrés les combattants de la Première Armée morts pendant la guerre. J'ai poursuivi également les actions de l'association parmi lesquels l'hommage rendu au maréchal chaque janvier à Mouilleron-en-Pareds, l'organisation de séminaires et d'expositions ainsi que notre congrès annuel qui accueillit jusqu'à 3000 personnes. Nous avons également poursuivi la création de stèles et de monuments et l'apposition de plaques.

3. Comment s'est imposée la fusion entre Rhin et Danube et Le souvenir Français ? Quel bilan tirez-vous aujourd'hui de cette fusion ? J'ai assuré la présidence de Rhin et Danube pendant neuf ans. Lors de cette présidence, nous avons commencé à imaginer le devenir des biens moraux et matériels de notre association, car nos adhérents étaient de moins en moins nombreux. Nous avons beaucoup discuté avec le Général de Percin alors président général du Souvenir Français de l'avenir de l'association Rhin et Danube et ce que nous ferions quand il ne resterait plus d'anciens de la Première Armée. Nous avons alors décidé de signer un protocolequi prévoyait qu'au moment de la dissolution de l'association Rhin et Danube, les biens moraux et matériels seraient légués au Souvenir Français.Je suis très heureux de la mise en oeuvre de cette convention. Grâce au Souvenir Français, la mémoire de Rhin et Danube est aujourd'hui sauvegardée. Quelques exemples : la cravate de Rhin et Danube est placée sur l'ensemble des drapeaux du Souvenir Français, un buste du Maréchal de Lattre réalisé par l'artiste Virgil vient d'être inauguré. Il sera placé dans la salle d'accueil du Souvenir Français. De nombreux drapeaux de Rhin et Danube sont déposés dans des établissements scolaires comme dans celui du Lycée Franco- Costaricien à Tres-Rios, du collège Jean Macé à Clichy (92), du collège Jean Moulin à Barbezieux-Saint- Hilaire (16), du collège Lou Castalles à Marguerittes (30) et du Lycée Français de Tokyo. Cette fusion est essentielle. Elle permet de faire vivre la mémoire de Rhin et Danube.

Photos et Textes : « Le Télégramme-Morlaix ».Avril 2020
Samedi 8 avril 2023, à l'issue de l'assemblée annuelle du comité du Souvenir Français de Morlaix, un vibrant et émouvant hommage a été rendu au cimetière de Ploujean à René Roché dernier président de l'association Rhin et Danube et ancien membre du conseil d'administration du Souvenir Français.
Une petite foule accompagnée d'Yvon Laurans, adjoint au Maire et correspondant défense de Morlaix, des membres du comité et de 6 drapeaux d'Anciens Combattants, s'était rassemblée autour de la tombe familiale où reposent sa mère Marie et son père le colonel René Roché. Joël Korn, président départemental de l'Union Fédérale des Anciens Combattants, représentant les anciens de l'infanterie de Marine et membre du comité morlaisien du Souvenir Français, a évoqué avec émotion le parcours hors du commun de son ami personnel Renaïck (petit René en breton). Puis au nom de Serge Barcellini, Président national du Souvenir Français, François Fouré, son délégué départemental pour le Finistère, a déposé une gerbe sur la tombe devant le drapeau de sa délégation porté par Marc Privé et qui arbore la cravate rouge et verte de Rhin et Danube, signifiant ainsi que les valeurs des combattants de la 1ère armée française commandée par le Maréchal de Lattre de Tassigny, sont aujourd'hui portées par le Souvenir Français.
Les drapeaux se sont alors inclinés durant un moment de silence et de respect envers notre ami disparu le 2 avril 2020.
30 janvier 2022
Morlaix se souvient !
Dimanche 30 janvier 2022, Une petite centaine de personnes sont réunies pour la cérémonie annuelle et solennelle devant la stèle de Notre-Dame-des-Anges. Des roses blanches sont déposées au pied de la stèle par les membres de l'association des Amis de l'école Notre-Dame-de-Lourdes à la mémoire des petits écoliers tués il y a 89 ans. Puis Dominique Caraës, président des Amis de l'école Notre-Dame-de-Lourdes, François Hamon, maire de Saint-Martin-des-Champs et Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix se recueillent avant de prendre la parole devant Sandrine Le Feur, députée, Michelle Quéau, présidente du comité d'entente des associations patriotiques et Vice Présidente du comité du Souvenir Français de Morlaix, Joël Korn, président départemental de l'UFAC, et plusieurs conseillers municipaux entourés d'une importante délégation de porte-drapeaux. N'oublions pas ces petits anges! »
« Vendredi 29 janvier 1943, à 14h15, l'aviation anglaise bombarde le viaduc de Morlaix, considéré comme vital pour les troupes allemandes. Un témoin raconte : «je me Souviens avec ce bruit terrifiant des gros avions qui larguais les chapelets de bombes dans un bruit effroyable!!! À 50 mètres à vol d'oiseaux, rue des vieilles murailles et les carreaux volèrent en éclats !!!» Plus de quarante bombes sont larguées; quatre-vingts morts et plus de deux cents blessés sont à déplorer. Parmi les victimes, on dénombre trente-neuf enfants de la classe maternelle de l'école Notre-Dame de Lourdes, ainsi que leur institutrice Herveline LAURENT, en religion Sœur Saint Cyr.
En 1947, un vitrail évoquant ce drame est installé dans l'église Saint Martin de Morlaix. Les noms des enfants y sont inscrits. Neuf d'entre eux sont représentés en tenue d'écolier, le regard, confiant, tourné vers leur maîtresse. Ils sont accueillis au royaume des cieux par la Vierge Marie, dont la cape bleue leur offre refuge et protection.

4 août 2021
Morlaix. Un hommage rendu aux Saint-Politains fusillés il y a 77 ans
Le traditionnel hommage annuel aux Saint-Politains fusillés durant la Seconde guerre mondiale s'est tenu ce mercredi 4 août à Morlaix (Finistère).
Ne jamais oublier. Voilà ce qui animait les participants pour justifier de leur venue ce mercredi 4 août à l'hommage rendu aux otages saint-politains fusillés il y a 77 ans, devant la stèle qui leur est consacrée route de Paris, à Morlaix (Finistère). Le 4 août 1944, 15 habitants de la commune de Saint-Pol-de-Léon étaient froidement exécutés par l'armée occupante allemande en ce lieu, après avoir été pris en otage quelques jours auparavant.
Une stèle pour symboliser l'expression des familles
Pour Michèle Quéau, présidente du comité d'entente des associations patriotiques du pays de Morlaix, « cette stèle symbolise l'expression de ces familles de martyrs qui souhaitent que ce triste évènement ne sombre pas dans l'oubli. »
La cérémonie s'est déroulée en présence d'Yvon Laurans, adjoint au maire notamment chargé des affaires patriotiques et Elisabeth Sévenier-Muller, sous-préfète de Morlaix. Après les prises de paroles, des gerbes ont été déposées, une minute de silence respectée et l'hymne de la Marseillaise entonnée.
Ouest France Publié le 05/08/2021
1er février 2021
Morlaix. Les jeunes invités à raconter l'histoire de la Résistance

« Tout le monde connaît Jean Moulin, mais souvent on ne connaît pas ce que des personnes proches de nous ont fait durant la Seconde Guerre mondiale », souligne Lucienne Nayet, présidente du réseau des musées de la Résistance nationale. Ces résistants habitaient à Morlaix, Plougasnou, Carantec...
C'est pour s'inscrire en profondeur dans les valeurs et la connaissance de la Résistance, que la Ville organise une semaine dédiée à cette tranche de l'Histoire, du 24 au 3 mai 2021. « Pour ne pas prendre le risque de voir toutes ces atrocités revenir », a insisté le maire Jean-Paul Vermot, lors de la présentation de l'appel à projet destiné aux jeunes de moins de 25 ans.
En solo ou en groupe
Le projet de la ville de Morlaix est à la croisée des chemins entre histoire, citoyenneté, innovation et créativité. Il s'appuie sur trois personnes-ressources : Michèle Quéau, présidente du comité d'entente des associations patriotiques ; Maryvonne Moal, présidente des amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation et de la Résistance et Lucienne Nayet.
Les participants, en solo ou en groupe, sont invités à s'emparer du thème particulier de la résistance locale. Le choix du média, entre bande dessinée, lecture, poésie, document écrit ou audio est laissé à leur libre choix, la seule contrainte étant de le restituer en une vidéo de trois minutes.
S'inscrire avant le 19 février 2021
Les candidats trouveront de l'aide dans leurs recherches auprès des spécialistes de l'histoire des Pays de Morlaix, ainsi que par un fonds documentaire retraçant dix parcours de Résistants ou de groupes de résistants, en écrivant au service culture de la mairie, à culture@villedemorlaix.org ou en téléphonant au 02 98 15 20 66.
Pour s'inscrire, il suffit de se rendre sur le site de la Ville : www.ville.morlaix.fr, avant le 19 février. Tous les projets seront présentés du 25 au 29 mai, sur écran géant à La Virgule, au 9, rue de Paris.
Ouest France Publié le 01/02/2021
Morlaix
La cérémonie du 18 juin en comité restreint
Dominique Caraës, Alain Maltret, Agnès Le Brun, Michèle Quéau, Yvon Premel (adjoint au maire), ont commémoré l'Appel du 18 juin 1940.
Le Télégramme - Publié le 18 juin 2020
Pour commémorer l'Appel du 18 juin 1940, lancé par le général de Gaulle depuis Londres, Agnès Le Brun, maire de Morlaix, a lu ce jeudi la texte de cet appel et le message de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées. Elle a ensuite déposé une gerbe au pied du monument aux morts, en compagnie de Michèle Quéau, présidente du Comité d'entente des associations patriotiques de Morlaix, d'Alain Maltret, porte-drapeau départemental des anciens combattants et de Dominique Caraës.
Compte-tenu de la crise sanitaire, cette cérémonie s'est déroulée en format restreint et sans public. 80 ans après cet appel historique, Françoise Pellen avait tenu à assister, en toute discrétion et à titre personnel, à cet hommage à l'homme du 18 juin, que son père, Jacques Pellen a rejoint à Londres en octobre 1940, à l'âge de 18 ans, avant de participer à la libération de la France en 1944-1945 au sein de la prestigieuse 2e Division Blindée.
Morlaix, 4 août 2020
76e anniversaire du souvenir des Fusillés Saint-Politains 4 août 1944
Ce matin à 11h, Route de Paris, devant la stèle des Saint-Politains, s'est tenue la cérémonie commémorant le 76e anniversaire du souvenir des Fusillés Saint-Politains le 4 août 1944.
Jean-Paul VERMOT, Maire de Morlaix et Michèle QUEAU, présidente du comité d'entente des associations patriotiques, ont pris la parole lors de la cérémonie.
Le Maire a lu, lors de son discours, un poème retrouvé dans le carnet d'une des victimes, Pierre GUILCHER :
« Jusqu'au bout »
Jeunes gens qui rêvez un brillant avenir
Une dernière étape attend votre constance
Souriez à l'effort et prenez conscience
Que le succès ne vient à qui ne sait finir
Une œuvre prend du prix
En autant qu'on l'achève
A sa maturité se juge le bon fruit
Un bouton devient fleur quand il s'épanouit
Bien haut sur les sommets l'idéal resplendit
Orientez vos pas, montez, montez sans trêve
Un jeune homme surmonte ennui, peine, dégoût,
Tant qu'il sait prier Dieu et lutter
Jusqu'au bout !
L'intégralité des deux discours est à retrouver ici
- Discours de Jean-Paul VERMOT, Maire de Morlaix
- Discours de Michèle QUEAU, présidente du comité d'entente des associations patriotiques
Une soixantaine de personnes assistait à la cérémonie dont
- Sandrine LE FEUR, députée du Finistère,
- Stéphane CLOAREC, Maire de Saint-Pol-de-Léon, accompagné de Jean-Louis KICHENIN, délégué défense ainsi que de quelques élus St Politains,
- Yvon LAURANS correspondant défense, Katell SALAZAR conseillère déléguée aux cérémonies patriotiques, André LAURENT et Catherine TREANTON, adjoints au maire, Patrick GAMBACHE et Ghislain GUEGANT, conseillers municipaux
- Jacques THOMAS, président d'honneur de la FNACA de Morlaix
A l'instar des cérémonies du 8 mai et du 18 juin, en raison des conditions sanitaires, la cérémonie s'est déroulée en format réduit et sans public, avec port du masque et distanciation des participants.