Plougastel Daoulas

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Comité du Souvenir Français de Plougastel Daoulas

Président du comité : Dominique Pette

adresse mèl : jdominique.pette@gmail.com 

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9 septembre 2022

Hommage au vétéran Américain Chester Peter SLOAN 

à Plougastel Daoulas, Guipavas et à Brest

Retour sur les points chauds d'août 1944

En ce vendredi 9 septembre 2022, à Plougastel (29), c'est la surprise totale ! On ne lui a rien dit, simplement demandé de rejoindre une voiture sur le parking. Une vingtaine de soldats en tenue d'époque, armes à la main, l'attendent au garde-à-vous, devant quatre Jeep prêtes à l'emmener sur les points chauds de l'été 44. Il n'en croit pas ses yeux. En août 1944, le 38e régiment de la Deuxième division arrive de Normandie pour libérer la ville de Brest. Mais, avant de rejoindre le port si stratégique pour les Allemands, les accrochages ne manquent pas à Loperhet (29) et Plougastel.

Chester Peter Sloan n'a pas tardé à repérer et à récupérer son fusil automatique de l'époque (Le Télégramme/Stéphane Jézéquel)

« Mais oui, c'est mon fusil », lâche-t-il à un jeune homme qui le lui tend immédiatement. Une arme automatique qui pèse son poids mais qu'il manipule encore comme un jeunot.

J'ai lancé des fumigènes dans un trou et je me suis retrouvé nez à nez avec un officier allemand.

Sa division faisait partie de la Task Force B, déployée pour préparer l'attaque de Brest et clarifier les presqu'îles finistériennes. À Plougastel, les Allemands sont encore bien présents, il faut les débusquer méthodiquement. À la sortie de Loperhet, sur les hauteurs de l'Élorn, « on progressait prudemment puisqu'il y avait encore des Allemands un peu partout ». « Dans ce secteur, j'ai lancé des fumigènes dans un trou et je me suis retrouvé nez à nez avec un officier allemand que j'ai mis en joue. On lui a demandé où étaient passés ses hommes. On a fait une trentaine de prisonniers avec un tas d'armes que je revois encore. J'ai toujours à la maison le pistolet de cet officier ».

Photo souvenir face au pont de Plougastel, que « Buck » Sloan va enfin pouvoir emprunter. En août 1944, il venait d'être dynamité par les Allemands en pleine déroute (Le Télégramme/Stéphane Jézéquel)

Pont de Plougastel dynamité

Halte au port du Passage, où il aperçoit au loin le vieux pont de Plougastel. « Ah oui, la première arche, côté Brest, venait d'être dynamitée par les Allemands. On a dû repartir en arrière pour remonter vers Brest ». Son « squad » (son équipe, composée d'une douzaine de soldats) va patiemment remonter les rives de l'Élorn et tomber sur une sérieuse poche de résistance à Guipavas (29), où les combats vont faire énormément de victimes.

La remontée vers Brest n'a pas été une partie de plaisir. Plusieurs de ses camarades meurent au combat. Il rejoint Brest où certains Allemands livrent une défense acharnée. « Ira-t-on à la base sous-marine allemande ? », demande-t-il. Il en a un vague souvenir.

Plus de 70 ans les séparent. « Buck » avait 18 ans quand il a débarqué en Normandie puis rejoint Brest avec la Deuxième division (Le Télégramme/Stéphane Jézéquel)

Toujours partant pour une photo, il prend la pose avec son vieux fusil automatique. « Oh, vous savez, je n'ai pas toujours été un héros », s'amuse-t-il. « Faut que je vous raconte que je suis passé en cour martiale. Ce fusil, on me l'a retiré quelques semaines après Brest, quand j'étais en Belgique, après une bagarre contre deux autres GI qui avaient des vues sur deux filles que j'avais rencontrées un soir dans un bar ! On s'est mis sur la gueule mais on m'a redonné mon fusil après une soirée de Thanksgiving ».

Une sacrée personnalité

En vrai showman, il tient en haleine son auditoire, jusqu'à sortir sa guitare et pousser la chansonnette devant la mairie de Guipavas. Toutes les semaines, Il continue de donner un concert dans un endroit qui lui est réservé à Houston. « Dans le milieu, on nous avait dit que c'était une sacrée personnalité », confient Ronan Urvoaz et Gildas Priol, heureux d'accueillir à Brest un des derniers acteurs de cette époque.

Alors qu'il se prête à une énième photo parmi les passionnés des associations Super Sixth Wolves, Brest 44, Front Line Issue, ses yeux prennent la marée. « Ça me touche énormément, vous n'avez pas oublié, c'est incroyable de vous voir ainsi ». Les jeunes qui portent l'uniforme américain sont tout aussi émus.

3 000 GI américains morts en Finistère

La fin de journée se déroule à Brest, place Wilson, devant le monument qui rend hommage à son unité qui a payé un lourd tribut. La bataille de Brest aurait coûté la vie à 3 000 GI (plus de 2 600 identifiés par Ronan Urvoaz). L'émotion est palpable. Le temps n'a pas encore tout effacé. Et puisque la vie a voulu de lui, comme l'un de ses principaux officiers, décédé à 110 ans, « Buck » reprend sa guitare et part sur un nouvel air de country. 

Aussi efficace qu'avec sa guitare, sur un air de country, « Buck » a tenu son auditoire avec trois ou quatre épisodes de sa bataille de Brest (Le Télégramme/Stéphane Jézéquel)

Article du Télégramme paru le 9 septembre 2022

Un petit diaporama de cette journée

Documents de l'association BREST 44 sur cette journée

Hier, vendredi 9 septembre 2022, l'association Brest44 participait à l'accueil à Brest du vétéran américain Chester P. Sloan (dit Buck). Âgé de 98 ans, cet authentique texan faisait son premier retour en France depuis 1944. Il a combattu en Normandie, en Bretagne puis dans les Ardennes et en Allemagne au sein de la 2ème Division d'Infanterie U.S (Indian Head).

Quel honneur pour nous que de pouvoir le rencontrer et retracer son parcours de Plougastel-Daoulas à Brest. Pour l'occasion, nous lui avions concocté une visite sur mesure, accompagné de figurants et véhicules. Découvrez sa journée en notre compagnie avec cet album photos. De son retour, un souvenir impérissable restera gravé dans nos mémoires et dans celles de toutes les personnes venues à sa rencontre.

Nous vous remercions toutes et tous, petits et grands, d'être venu lui témoigner votre respect, cela l'a beaucoup touché. Nous en profitons également pour remercier nos membres, ceux des groupes Super Sixth Wolves et Front line issue pour la qualité de leur travail de reconstitution historique. Merci aux mairies de Guipavas et Brest pour leur accueils, merci à la Préfecture maritime de l'Atlantique pour sa présence, merci à la Sous-Préfecture de Brest et à ses fonctionnaires pour l'aide apportée, merci enfin à Mme Elizabeth Webster, consul des U.S.A pour le Grand-Ouest, d'être venue lui rendre hommage à Chester Sloan, place Wilson, devant le monument de sa division.

Merci également au jeune Randy Buelens sans qui « Buck » n'aurait pu revenir et enfin merci à Mathieu Le Gall et Thierry Richard pour vos superbes clichés.

Gildas Priol - Association Brest 44


19 février 2022                               

À Plougastel Daoulas

                               Assemblées générales des comités.

Souvenir Français et Entente Patriotique veulent transmettre la mémoire aux jeunes générations

Les assemblées se sont tenues à l'Espace Frézier.

Samedi matin, à Plougastel-Daoulas, les adhérents du Souvenir Français et de l'Entente Patriotique ont enchaîné leurs assemblées générales. En effet, il existe des passerelles entre les deux associations, et les sujets évoqués se recoupent, les activités sont menées collectivement.

La jeunesse ciblée

Des hommages ont été rendus aux disparus de ces deux dernières années. Puis Dominique Pette, président du Souvenir Français local, est revenu sur le « Rendez-vous Mémoire et Citoyenneté » organisé par l'association et l'Association nationale des participants aux opérations extérieures (Anopex), qui s'est tenu en novembre dernier à Lesneven. Le but affiché est d'« essayer de donner des repères à la jeunesse au travers de notre histoire ». À cet effet, un partenariat avec l'Éducation nationale est engagé et devrait attirer au minimum 300 scolaires lors de la prochaine édition qui se tiendra à Brest, le 23 novembre 2022, et qui aura pour thème « Chemin de Mémoire ». Les jeunes sont d'ailleurs une des préoccupations principales des associations patriotiques, qui lancent un appel au ralliement et se mobilisent dans leur direction, au travers d'outils informatiques notamment.

À lire sur le sujet : À Ploudaniel, ces élèves bretons ressuscitent les soldats allemands disparus [Vidéo]

De nouveaux outils de communication

Une proposition en direction de la municipalité a été lancée, afin de créer un nouvel onglet sur le tout nouveau site de la municipalité afin d'y inscrire les noms des disparus de la commune lors des différents conflits du XXe siècle, accompagnés d'un court panégyrique. De même, le Souvenir Français a signé un contrat avec « Boîte à Histoire », une entreprise qui crée des sites interactifs. Un site internet national où chaque région et ses comités sont représentés a ainsi vu le jour et « peut servir à expliquer ce qu'est le Souvenir Français mais également être, sur le long terme, un support pédagogique très intéressant ».


vendredi 25 octobre 

à Plougastel Daoulas 

Assemblée départementale du Souvenir Français 2019 

Salle municipale "Avel Vor", rue de la Fontaine Blanche (parking de 400 places)

* 9h15 : Accueil à l'avel Vor, Exposition itinérante du Souvenir Français. Rencontre.

*10h00 : Assemblée générale en présence de Messieurs Bernard Chopin, vice-président national du Souvenir Français et Sylvain Le Berre, directeur des services départementaux de l'ONACVG29.

- Présentation des actions de l'année, les projets,

- La modification des statuts,

- Le rapport moral et financier.

*11h45 : Départ pour le monument aux morts de Plougastel Daoulas sur le placître, partie sud de l'église à proximité directe de la mairie, rue Jean Fournier Accueil par Monsieur le Maire.

*12h15 : Réception donnée par Monsieur Dominique Cap, Maire de Plougastel Daoulas, Président des Maires de Bretagne à la salle des mariages.

*13h15 : Repas pris en commun à l'espace "Avel Vor".

MENU

                        - Assiette périgourdine,

                       - Brochette de St Jacques aux petits légumes,

                       - Filet mignon de porc crémé à la graine de moutarde - Gratin Dauphinois et                                   roulé de courgette au piment d'Espelette

                       - Assiette des gourmets (entremet de saison, chou chantilly, verrine)

                       - Café / Infusions

Des élèves de Saint-Pierre dans les pas des Poilus  

Point d'orgue d'un grand projet sur la Grande Guerre, un voyage à Verdun a permis à des CM 1 et des CM 2 de se plonger, avec émotion, dans le passé. Extraits.

« Ce matin, mercredi 7 février 2019, nous avons visité un fort situé à l'arrière du front dans lequel se reposaient les soldats, écrit un des enfants de CM 1 et de CM 2 de Saint-Pierre. Notre guide, Frédéric nous a montré les différentes salles où vivaient les Poilus. C'était très intéressant. Les mannequins en cire sont très réalistes. »

En point d'orgue de leur grand projet sur la Grande Guerre, ces écoliers passent quelques jours à Verdun. Une destination qu'ils ont ralliée en car. Un voyage « qui a été long et, en plus, il neigeait de temps en temps » !

Autre visite particulièrement émouvante pour eux, lorsqu'« en revenant vers Verdun, nous sommes passés devant le cimetière de Bevaux. On s'est arrêtés car M. Kerneis (le directeur de l'établissement) avait vu que dans le Livre d'or de Plougastel, un certain Jean Le Bot y était inhumé. Nous avons respecté une minute de silence et avons entonné La Marseillaise en hommage à ce Poilu de Plougastel, mort sur le champ de bataille, le 20 avril 1916. »

« L'après-midi, nous étions au fort de Vaux, qui a subi les assauts de l'armée allemande de février à juin 1916. Les Français ont fini par se rendre car ils n'étaient pas à court de vivres ou de munitions, mais parce qu'ils n'avaient plus d'eau potable. »

Les enfants sont aussi entrés dans le quotidien des Poilus. « Aujourd'hui 8 février, nous avons quitté la Meuse pour le département de la Marne. Nous nous sommes rendus sur les hauteurs de Massiges, où sont reconstituées des tranchées. Jérémy nous a guidés dans ce labyrinthe à ciel ouvert comportant des abris, des observatoires, des fenêtres de tir, et des objets appartenant aux soldats. »

Leurs jeunes regards se sont posés sur l'horreur du conflit, lors de leur arrêt dans le village de Fleury, « dont il ne reste quasiment rien car rasé par les obus de l'artillerie allemande ».

Le voyage se terminait, vendredi, par le Centre mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme à Verdun. « [...] Pour finir sur une note d'espoir et d'optimisme, souligne le directeur de l'école Saint-Pierre. Chaque enfant ramènera un sachet de bleuets, fleur souvenir de la France. Il pourra semer ces graines et les voir fleurir au printemps. »

11 novembre 2020