Plonevez du Faou

29530

Comité du Souvenir Français de Plonevez du Faou

Président du comité : Yvan Nicodème

adresse mèl : yvan.nicodeme655@orange.fr 

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8 mai 2022

Déroulé de la cérémonie du 8 mai 2022

Avant l'ouverture de la cérémonie, dévoilement d'une plaque sur le monument aux morts en présence le la famille de François L'Hours mort pour la France au Tonkin le 11 mars 1945

Nous allons rendre hommage à François L'Hours, maréchal des logis du 4ème régiment d'artillerie coloniale, célibataire, mort pour la France au Tonkin le 11 septembre 1945 à Lang Son. Il est né le 5 février 1915 à Plonevez du Faou, fils de Yves L'Hours et de Marie Françoise Madec sont épouse. Pour répondre à la demande de sa famille pour ajouter son nom sur le monument au mort, nous allons dévoiler une plaque provisoire en attendant la gravure définitive. Les marbriers faisant ce travail sont de moins en moins nombreux et surchargé de travail.

Dévoilement de la plaque avec la famille

Historique des événements

La guerre du Tonkin va durée 5ans (1940-1945)

Les Japonais qui ont envahie de la Chine nationaliste en 1938 et met en place un blocus et interdit toutes possibilités d'approvisionner les armées chinoises à partir du Tonkin sous protectorat Français. Une convention est signée entre la France et Tokio le 30 août 1940, mais dans la nuit du 22 et 23 septembre les Japonais envahissent le Tonkin. L'armée Française résiste, mais la disproportion des forces est énorme. Face aux 25 000 soldats japonais appuyés par des chars et des avions, la France aligne 12 000 hommes dont 3 000 européens, mal équipés et sans expérience du feu.

La seconde offensive japonaise : le coup de force du 9 mars 1945

La seconde attaque japonaise sur Lạng Sơn a lieu lors du coup de force du 9 mars 1945. Traqué de toutes parts par les Alliés dans l'ensemble du Pacifique, le Japon décide d'investir toute la péninsule indochinoise et, pour réaliser ce projet, d'anéantir les forces françaises. L'état-major japonais invite les autorités civiles et militaires de Lạng Sơn comme partout ailleurs en Indochine à un dîner à 18 heures. À la fin du repas, les convives sont faits prisonniers. Deux d'entre eux sont abattus : le lieutenant-colonel Amiguet et le chef de bataillon Leroy. Entre-temps, dix mille soldats japonais montent à l'assaut de la citadelle et du fort Brière-de-l'Isle. La résistance se poursuit toute la nuit. Parce qu'ils refusent de se rendre, le général Lemonnier et le résident Auphelle sont décapités. Le colonel Robert subit le même sort deux jours plus tard. À l'issue des combats, les civils et les survivants de deux sections du 19e RMIC (Régiment Mixte d'Infanterie Coloniale, créé en mai 1933) sont sauvagement massacrés

À la citadelle de Lang Son, la résistance « jusqu'à la dernière cartouche » a duré une vingtaine d'heures et a coûté, du côté français, 120 tués et 140 blessés graves hospitalisés et de nombreux autres blessés. Les 11, 12 et 13 mars, 460 rescapés et blessés qui peuvent tenir debout sont amenés au bord d'une tranchée ou au bord de la rivière Ky Cong et sont massacré par les Japonais.

Au total, entre le 9 et le 13 mars 1945, 1 128 soldats français et indochinois sont morts dans l'affaire de Lang Son. Il existe de nombreux témoignages, dont celui d'un tirailleur tonkinois présenté à la télévision française des années 1950 dans l'émission Les Morts-vivants.

A côté de Lang Son, dans un cimetière abandonné, plusieurs dizaines de tombes portent chacune la marque du Souvenir Français. Sur une seule des tombes, une inscription encore lisible rappelle que là repose le légionnaire Kopera, mort le 19 novembre 1940, à la suite de l'invasion du Tonkin par les troupes japonaises.

Le Souvenir Français a proposé à l'ambassade de France de participer à la sauvegarde de ce cimetière.


Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945 ( texte lu par le comité de Plonevez du Faou)

Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs, merci à vous qui êtes présent à cette commémoration

Il y a 77 ans, jour pour jour, la Seconde Guerre Mondiale prenait fin sur le front européen. C'était la victoire des forces alliées contre les forces de l'Axe, mais surtout la fin d'une catastrophe humaine sans précédent. Nous sommes réunis aujourd'hui pour ne pas oublier cette page terrible de notre histoire locale, nationale et internationale.

Enfin et surtout, cette guerre a une réalité humaine accablante : plus de 60 millions de morts, civils pour la plupart, victimes du conflit le plus meurtrier de l'histoire de l'humanité. Sans parler des « morts d'après », victimes de leurs blessures, de leurs traumatismes. La Seconde Guerre Mondiale a établi un triste record de victimes, militaires et civils, hommes, femmes et enfants. Aucune commune n'a été épargnée et les monuments aux Morts sont là pour nous rappeler cette réalité.

Pour la France cette guerre a fait de nombreuses victimes

253.000 Militaires tués ou disparus - 350.000 Civiles tués ou disparus

Soit un total d'environ 600.000 victimes, ou 1,5% de la population qui était de 41.700.000 habitants au 1er janvier 1939

En ce jour, nous nous souvenons du sacrifice de ces soldats et de ces civils qui payèrent le prix de notre liberté. Nous les saluons aujourd'hui.

Malheureusement l'attaque de l'UKRAINE par la RUSSIE nous renvoi dans une situation de guerre que l'on ne pouvait imaginer en ce 21ème siècle, l'histoire se répète avec les risques d'un nouveau conflit mondial avec des risques nucléaires, pourtant la RUSSIE ne peut oublier le lourd tribut des massacres et des destructions de la guerre 39/45

Nous sommes de tout cœur avec l'UKRAINE

Nous aurons aussi une pensé pour Robert Cleren, André Balem, Yves Le Corre, Robert Balem, et Jean Bégot, tous membres du Souvenir Français qui nous ont quittés récemment .

Nous nous rendrons à la fin de cette cérémonie place Jean Louis Berthélémé pour rendre hommage à Jean Louis Berthélémé et à tous les résistants du secteur par le dépôt d'une gerbe et la remise à la famille d'une plaque du Souvenir Français

Pour rappel Le Souvenir Français a pour mission de maintenir et transmettre aux jeunes générations ce devoir de mémoire au fil du temps..


Quatorze médailles décernées lors de la cérémonie du 8-Mai, à Plonévez-du-Faou

Le maire Marguerite Bleuzen a remercié pour son implication Roger Canévet, très touché par ses mots et la distinction.

« La mémoire est un héritage autant qu'elle est une leçon » : c'est par ces mots que le maire, Marguerite Bleuzen, a achevé son allocution devant le monument aux morts, dimanche 8 mai, lors de la cérémonie commémorative du 8-Mai-1945, jour d'armistice de la Seconde Guerre mondiale.

Quatorze distinctions étaient prévues à cette occasion « en reconnaissance de l'engagement, d'actions et de participations de ces personnes depuis de nombreuses années dans les rendez-vous commémoratifs », a précisé le président du comité local du Souvenir Français Yvan Nicodème.

Onze des quatorze personnes décorées étaient présentes à la cérémonie ce dimanche.

Les médaillés

Ont été médaillés : Yves Quéré (médaille de vermeil), Alain Navellou, Paul le Tessier, Louis Guichard et Jacqueline Le Barillec (argent), Roger Robin, Robert Balem, Nicolas Addison, Maurice l'Hours, Albert Guennec, Julienne Guennec, Édouard Riou et Dominique Menuge (bronze).

La dernière distinction était remise au fidèle porte-drapeau Roger Canévet. Ce dernier, âgé de 93 ans, et qui a transmis le flambeau il y a peu, se voyait remettre le diplôme et la broche de 20 ans de porte-drapeaux, « même si on est plus proche des 23 années », souriait Yvan Nicodème.


Honneurs aux résistants de la commune

Hommages aux résistants, déportés, et victimes des nazis de la commune 

En ce jour sur cette place de la Résistance nous saluons la mémoire de nos martyrs et déportés.

Nous saluons aussi des exemples pour les générations futures.

Nous penserons à Jean-Louis Berthélémé, mort en déportation le 4 mars 1945, qui fut l'un des artisans de l'installation du premier maquis de Bretagne à St Goazec en juillet 1943

Le Comité du Souvenir Français de Plonévez a remis à cette occasion une plaque à la famille de Jean Louis Berthélémé

Nous penserons aussi à Noël Lérant-22 ans de Plonevez, Albert Guennec-20 ans de saint Coulitz, Qui furent sauvagement assassinés à Trébuon le 11 juillet 1944

A Germain Paris-21 ans de Pleyben, Henri Perenou-26 ans de Guiler :Goyen, Louis Salaün-24 ans de Chateaulin, qui furent torturés et exécutés à Kerbroon le 12 juillet 1944

Aux frères Floc'h François et Joseph âges de 30 et 26 ans de Plonevez, mort en déportation le 7 et 9 avril 1945

Pour les morts et les survivants de cette époque affreuse, soyons les résistants de la paix en Europe et dans le monde.

En oubliant le passé, on se condamne à le revivre ...Souvenons-nous. N'oublions jamais.

Vive la Paix, Vive la France.


19 mars 2022

Commémoration du 60ème anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie 

Une 1ère cérémonie s'est déroulée à 10h15 au cimetière de Plonevez, en présence

des membres de l' FNACA, du Souvenir Français et des personnes présentes qui se sont associé pour rendre hommage à 2 jeunes soldats mort pour la France en Algérie.

Joseph Marie Hervé, âgé de 20 ans mort à CASSAIGNE (Algérie) le 16 septembre 1956

Hervé Joseph Dréau, âgé de 30 ans mort à l'hôpital militaire à ORAN

Madame Marguerite Bleuzen, maire de Plonevez accompagnée de l'assistance à déposer une corbeille de fleurs et respecter une minute de silence sur chaque tombe.

Hommage à été rendu par l'assemblée en présence de leur femme , sur les tombes d'André Balem et de Yves Le Corre , 2 anciens d'AFN qui nous ont quittés récemment.



La cérémonie officielle a débuté à 11h au monument aux morts en présence d'une trentaine

de personnes, de porte-drapeaux, des représentants des associations patriotiques, de madame la Maire qui à lue le communiqué officiel du ministère des armées.

Puis le président du Souvenir Français a fait l'historique des victimes de cette guerre.

Le dépôt de gerbe, la minute de silence, et la Marseillaise ont clôturé cette commémoration.

Les personnes présentes ont été invitées au verre de l'amitié à la salle du conseil                de la mairie


11 novembre 2021

Commémoration de la fin de la Grande Guerre 18/18

La cérémonie a commencé à 10h45 par le rassemblement des porte-drapeaux à la mairie, puis le cortège s'est dirigé vers le monument aux morts au son de marches militaires. A 11h mise en place et début de la cérémonie par le mot d’accueil du Président du Souvenir Français, qui remercie les participants et la population venue nombreuse sous un soleil radieux. Madame Bleuzen, maire de Plonevez fait la lecture du texte officiel. Le capitaine Decout , maitre de cérémonie orchestre son déroulement. Viennent le dépôt  de  gerbe et la minute de silence pour rendre hommage à toutes les victimes militaires et civiles de cette guerre terrible. La chorale " L'air du Temps " a chanté différents refrain et la Marseillaise reprise en chœurs. Yvan Nicodème président du Souvenir Français évoque une page sombre de l'armée pendant ce conflit "Les fusillés pour l'exemple" en faisant la lecture de la lettre d'un des condamnés envoyée à sa femme avant de passer devant le peloton d'exécution. Il y décrit la vie dans les tranchés, la peur, le bruit, et toutes les images de mort et d’horreurs, et qui m'est en lumière les erreurs et les errements du commandement. Ils ont été condamnés par des tribunaux militaires montés de toutes pièces pour juger pour l'exemple les mouvements de rébellion ou de désertion.  Yvan rends hommage à son grand-père Eugène et à son grand oncle son frère jumeau tué sous ses yeux à la bataille du Bois de Gruierie  prés de Vienne le Château dans la Marne le 20 juin 1915, ils avaient 20 ans. Eugène fut blessé ce même jour, puis soigné et renvoyé sur le front et blessé à nouveau et participa à la bataille du Chemin des Dames. A son retour jamais il ne parlait de ce qu'il avait vécu et partait en pleurant quand on lui posait des questions.

Une précision pour "Les morts pour l'exemple" ils furent selon un dernier recensement environ 1009, mais surement plus, on estime qu'il manque dans la liste 20% de noms, des archives ont été détruites ou perdues ! Parmi eux environ 70 Bretons selon le livre " La Bretagne fusillée" de Roger Laouénan aux éditions "Coop Breiz"

De ces victimes, très peu ont été réhabilité. Des démarches sont toujours en cours.


5 août 2021

Moments d'émotion pour la commémoration de la Libération de Châteauneuf-du-Faou

Roger Canévet (à gauche) ici avec Tugdual Braban (à droite), maire de Châteauneuf, et Raymond Messager, conseiller départemental, fait partie des fidèles porte-drapeaux du comité local du Souvenir Français et de la Fnaca. 

Jeudi 5 août 2021, a été célébré le 77e de la Libération de Châteauneuf-du-Faou. Plusieurs moments de recueillement ont été observés dans différents lieux historiques de la commune Châteauneuf-du-Faou était libérée le 5 août 1944 par les Américains. La commémoration de cette date marquante de la Seconde Guerre mondiale a été célébrée ce jeudi 5 août 2021, en présence de représentants de la municipalité et des familles de disparus et ceci, par un temps plutôt humide.

Au « champ des martyrs »

Plusieurs moments de recueillements se sont succédé sur les lieux historiques de la commune, souvent scènes de drames. Les participants ont marqué des pauses à la stèle de Poulodron, élevée à la mémoire du Résistant André Chabas, puis à la stèle du stade Yffig-Salaün, celle de Nenchez, non loin du Beron.

À Magorwenn, fut évoqué le triste sort de 20 innocents de Châteauneuf-du-Faou et Plonévez, assassinés par l'armée allemande dans un champ voisin, désormais désigné sous le nom de « champ des martyrs ».

Un groupe de travail bientôt mis en place

Le cortège est ensuite reparti vers la stèle de l'abbé Joseph-Cadiou, puis à la stèle élevée à la mémoire des douze Américains abattus le 5 août 1944, alors qu'ils franchissaient le Pont du Roy pour participer à la Libération de la ville. La cérémonie s'est achevée au monument aux Morts place Saint-Michel, dernière étape du parcours commémoratif. Un groupe de travail sera mis en place au mois de septembre pour perpétuer ce devoir de mémoire.

Le Télégramme 7 08 2021


3 août 2021

Landeleau. 77e commémoration au monument des fusillés de Pont-ar-Stang

La Cie de F.T.P Corse a pris naissance sur la commune de Plonevez du Faou, au départ elle était composée de quelques maquisards recherchés par les Allemands. Constamment traqués par l'occupant, ces hommes durent souvent changer de place pour atterrir au bout de quelques mois sur la commune de Landeleau. Après le parachutage qui eu lieu dans la nuit du 6 au 7 juillet 1944 sur les terres du Châteaux Gall en Landeleau, la compagnie est définitivement formée par des volontaires jeunes et moins jeunes dont la grande partie venant des communes environnantes.

Le 3 août 1944 sur ordre des chefs de la résistance, elle attaquait un convoi de soldats Allemands qui venait de la direction de Chateauneuf du Faou et qui se dirigeait vers Carhaix. L'accrochage entre les parachutistes qui composaient le convoi et les maquisards a eu lieu sur les terres du cloître qui se trouve au dessus de nous. Le contact a été très rapide en raison de la grande différence de combattants, environ 1500 parachutistes contre une centaine de maquisards au cours du combat; 15 maquisards trouvèrent la mort, les femmes et les hommes qui se trouvaient sur les lieux de l'attaque furent pris en otages. Certains étaient brûlés vifs et d'autres fusillés, tous trouvèrent une mort atroce. Les pertes de l'ennemi suivant des renseignements étaient aussi très importantes...

Le sacrifice de ces hommes de l'ombre ne doit pas se limiter à des cérémonies, il doit être en permanence présent dans notre conscience d'hommes libres.

Les jeunes comme les moins jeunes ne doivent pas oublier ceux qui portèrent en eux l'amour de la patrie. Nous devons aux maquisards de la Cie Corse comme à tous les maquisards de France, une partie de notre liberté.

Le 8 mai 1945, ils purent marcher la tête haute, heureux d'avoir avec la complicité de l'armée régulière et étrangère, chassé les Allemands hors de nos frontières. Nous devons rester fidèles à la mémoire de ces maquisards qui ont courageusement défendu leur patrie dans des conditions souvent difficiles et parfois au sacrifice de leur vie.

Extrait de la monographie Landeleau (éditée en 1987 par l'association Kan An Douar)

Dès le matin du 3 août, 80 maquisards de Château Gall commandés par le capitaine Logoguet se postèrent en embuscade à Pont Stang Bihan, surveillant la route Châteauneuf-Carhaix.
Là en effet survinrent, s'étalant sur plusieurs kilomètres, des unités allemandes qui se dirigeaient vers le front de Normandie. Ils étaient environ un millier d'hommes, militaires et civils réquisitionnés.Lorsqu'ils arrivèrent à la hauteur du passage à niveau du chemin de fer de Pont ar Stang, les résistants les attaquèrent à la grenade et au fusil mitrailleur, en tuant trois et en blessant plusieurs.
Vite remis de leur surprise, les Allemands qui étaient des soldats aguerris et beaucoup plus nombreux, décidèrent d'encercler leurs attaquants.
Ceux-ci, mal armés, s'enfuirent pour tenter de résister au village du Cloître. Plusieurs furent fauchés par les mitrailleuses en gravissant le chemin menant au bourg, et un canon ayant pris pour cible le territoire du Cloître, les survivants se replièrent sur les bois du Moustoir et de Coat Bihan.C'est alors qu'une répression sauvage commença: les Allemands prirent à Pénity Raoul quatre otages: Joseph Le Bon et son fils Pierre, Pasquet et Marcel Rassin. Jean Louis Roussel put s'enfuir de même qu'Hervé Cam. Les soldats mirent le feu aux maisons le long de la route: les habitations de Daniel, Bourguineau et Mahé, garde-barrière. Dans la première furent précipités et fusillés les quatre otages; dans la dernière périrent aussi Mme Mahé et sa fille.
Pendant ce temps, un autre groupe mettait aussi le feu à la ferme du Cloître.
Les fermiers, M. et Mme l'Haridon, ainsi que leur fille Marie, âgèe de 21 ans, s'étaient enfuis à Kerankoz, propriété de M. Suignard. Marie, toute bouleversée d'avoir vu plusieurs patriotes blessés sans secours, en avertit l'abbé Jean Suignard, professeur de philosophie au petit séminaire de Pont Croix, en vacances chez sa mère. Celui-ci partit sans hésiter à leur secours, suivi de Marie et de Louise Bideau âgée de 65 ans, rencontrée en chemin. Le lendemain on trouva leurs trois cadavres calcinés dans un appentis de la ferme du Cloître. L'abbé portait une trace de balle dans la tête.Enfin, ce n'est pas tout: M. Deniel et sa fille Emilie, M. Bourguineau et sa femme née Solange de Visme avaient été arrêté aussi, conduits au bourg et fusillés dans la soirée au pied du mur de l'école de garçons. Avec André Le Gall, patriote  tué le lendemain à côté de la chapelle de Pénity St-Laurent, cela faisait 33 victimes dont les noms sont gravés sur le monument que la commune a érigé à leur mémoire à Pont-ar-Stang.


10 juillet 2021

À Plonévez-du-Faou, le Souvenir français s'est recueilli à Trébuon et Kerbron

Devant la stèle de Trébuon, les membres du comité local du Souvenir français ont rendu hommage aux jeunes résistants plonévéziens froidement abattus par les nazis

Samedi 10 juillet 2021, le comité local du Souvenir français, présidé par Yvan Nicodème, s'est recueilli devant la stèle de Trébuon, en mémoire du massacre de jeunes résistants par les nazis. Un dépôt de gerbe a suivi, avant que le cortège ne prenne la direction de la stèle de Kerbron.

Torturés, puis tués par les nazis

Pour rappel, l'épisode tragique de l'assassinat de Noël Lerrant et Albert Guennec a eu lieu le 11 juilet 1944. Ces deux résistants plonévéziens, âgés d'à peine 20 ans, sont tombés sous les balles allemandes à Trébuon, dénoncés par un milicien.

Le lendemain, le 12 juillet, Germain Paris, Henri Salaün et Henri Pérennou, également jeunes résistants, ont été arrêtés, puis torturés par les nazis avant d'être abattus froidement. Kerbronn a été, durant ces périodes de l'histoire, le lieu de la cache du maquis recherché par les Allemands, cause des exactions qui ont été menées sur le trio.


8  mai 2021

À Plonévez-du-Faou, Julien Lallouët et Roger Canévet médaillés lors de la commémoration du 8 mai

Deux membres du comité plonévéziens du Souvenir français ont été décorés samedi 8 mai 2021, à l'occasion de la cérémonie marquant la victoire des Alliés dans la Seconde Guerre mondiale

Deux médailles ont été remises, samedi 8 mai 2021, lors de la commémoration marquant les soixante-seize ans de la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe. Le président du comité local du Souvenir français, Yvan Nicodème, a décoré deux figures de l'association. « Par leur présence et leur participation, ils ont permis à ce comité de vivre. Ces médailles auraient dû être remises il y a quelque temps, mais la covid-19 est passée par là », a-t-il commenté avec émotion.

Samedi, Julien Lallouët et Roger Canévet ont été décorés devant le monument aux morts (ici, entourés des porte-drapeaux, d'Yvan Nicodème, de la maire Marguerite Bleuzen, et de son adjoint Laurent Decout).

Créateur du comité local

Julien Lallouët recevait la médaille de vermeil pour quinze ans de bons et loyaux services : créateur du comité en 2004, il le fit grandir en multipliant les adhésions, tout en mettant en place diverses cérémonies. « La stèle de Trébuon (en mémoire de Noël Lerrant et Albert Guennec) et de Kerbron (en hommage à Germain Paris, Henri Perennou et Louis Salaün), la sépulture en mémoire de Joseph Salaün (membre du Commando Kieffer), diverses expositions historiques et interventions devant les jeunes élèves des deux écoles... Julien est toujours derrière ce travail de mémoire », a ajouté Yvan Nicodème, à qui Julien Lallouët a passé le flambeau de la présidence du comité local en 2015.

Roger Canévet a reçu, de son côté, la médaille d'argent : « Fidèle porte-drapeau, toujours présent quelles que soient les conditions, il est une partie intégrante de notre comité portant haut les couleurs du Souvenir français avec sa gentillesse et sa bonhomie ».

Une plaque commémorative a été installée à Plonévéz-du-Faou, en l'honneur de Jean-Louis Berthélémé, grande figure de la Résistance

À l'issue de la cérémonie de samedi 8 mai, commémorant la victoire des Alliées sur l'Allemagne nazie, et après la décoration de Julien Lalloüet et Roger Canevet, le cortège a pris la direction de la place Jean-Louis Berthélémé afin de dévoiler la nouvelle plaque commémorative en hommage à cette figure finistérienne de la Résistance.

La plaque a été dévoilée à l'issue de la cérémonie de samedi. De g. à d. : Édouard Riou, Yvan Nicodème, président du Souvenir Français, la maire Marguerite Bleuzen, l'adjoint Laurent Decout et Jean Duigou.

Le départ pour les États-Unis

Né le 20 octobre 1900 à Kermenguy en Châteauneuf, la vie de Jean-Louis Berthélémé prend un premier tournant en 1926. Marié depuis quatre ans avec Marguerite Henry, le couple travaille à la ferme des parents de sa femme située à Kersalut. Jean-Louis décide alors de prendre, comme de nombreux paysans à l'époque, la direction des États-Unis. Il y trouve du travail et gagne de l'argent qu'il transmet à sa famille. À son retour au début des années 30, il met en pratique les idées qu'il a puisé outre-Atlantique.

À l'origine du premier maquis du centre-Finistère

En 1939, le conflit mondial débute et Jean-Louis est alors mobilisé dans l'artillerie. Deux ans et sept évasions des griffes de l'ennemi plus tard, de retour à Kersalut, l'invasion allemande et la main mise sur les récoltes révoltent Jean-Louis Berthélémé. Il est à l'origine, avec Daniel Trellu, du premier maquis en centre-Finistère et organise ouvertement la résistance paysanne. « Dénoncé, Jean-Louis est arrêté dans la nuit du 9 au 10 novembre 1943 et mourut en déportation le 4 mars 1945 au camp de Nordhausen. Nous rendons ici hommage aussi à tous les résistants qui ont défié l'occupant, défendu avec courage leur nation au risque de leur vie et ce malgré les privations. Ils ont participé à la libération de la France : qu'ils en soient remerciés », a ajouté lors de son allocution l'adjoint Laurent Decout.

Pratique

Plus d'informations sur la vie de Jean-Louis Berthélémé à lire sur le site www.kersalut.fr

publié le 10 mai 2021

Galerie de photos de cette journée du 8 mai 2021


3 mai 2021

Cérémonie au crématorium de Carhaix pour Michel Molnar le 3 mai 2021

En présence de nombreuses personnes, familles, amis et habitants de Plonevez du Faou.

Les honneurs lui ont été rendu par plusieurs anciens bérets verts, les médaillés militaires et le Souvenir Français et leurs portes drapeaux.

Condoléances du Souvenir Français à la famille

C'est avec une grande douleur que nous avons appris ce 27 avril 2021 ce deuil brutal qui vous touche. La soudaineté de cette triste nouvelle nous a profondément affligés. On n'est jamais préparé au décès si rapide d'un proche.

Michel était un homme de grande qualité, toujours sincère et disponible dès que l'on avait besoin de lui. Nous garderons ancrés dans nos souvenirs tous les bons moments passés ensemble. Il était un des membres du Souvenir Français, toujours présent aux cérémonies, on l'avait surnommé amicalement « L'Amiral »

Tu vas nous manquer Michel !

« Un être cher vient de s'en aller. Comment exprimer par de simples mots la grande émotion et l'infinie tristesse qu'au fond de nos cœurs nous ressentons. Nous vous présentons nos condoléances les plus sincères et toute notre compassion, à toi Maryline, à tes enfants et petits enfants »

Michel ne souhaitant ni fleurs ni couronnes, mais des dons pour la SNSM dont il était adhérent.                                                                                                           Une tronc est à votre disposition pour déposer vos dons, Merci !

Déroulé de carrière de Michel Molnar

Michel est entré a l'école des mousses en 1969, il avait 17 ans, il sera nommé chef de hune.

- En 1970 il rejoint l'école des fusiliers marins où il a effectué le cours Gorrec. Il rejoindra le Commando Trépel pendant 2 ans.

Au terme de cette affectation, il embarque sur l'escorteur d'escadre Cassard. Il sera affecté ensuite à l'école des fusiliers où il effectuera le cours supérieur et embarquera sur le Duquesne à Brest

Michel obtiendra son brevet supérieur à Lorient, puis il effectuera le stage de maitre chien avec Kil son berger allemand adoré, et affecté à la base de sous marins nucléaires de l'ile Longue,

Il sera affecté sur différents bâtiments dont le Jean de Vienne et effectuera de nombreuses campagnes et missions autour du monde.

En novembre 2008 il terminera sa carrière à Toulon comme maitre principal. Il rejoindra Plonevez du Faou dans la maison qu'il occupait depuis cette date. Il est titulaire de nombreuses décorations dont principalement la médaille militaire et la croix du combattant.


19 mars 2021

Commémoration de la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars 1962 en mode confiné

Une triste cérémonie dans le contexte actuel avec peu de participants (10 personnes)


30 janvier 2021

Le comité local du Souvenir Français reporte son assemblée générale


En raison des contraintes sanitaires, le comité local du Souvenir Français a décidé de reporter à une date ultérieure l'assemblée générale prévue samedi 30 janvier. « Comme le permet la loi, nous prendrons les décisions en conseil restreint pour le fonctionnement et les actions à venir tout en tenant les adhérents au courant. Ces derniers peuvent adresser leur cotisation pour continuer à voir le comité fonctionner », indique son président Yvan Nicodème.

Le Télégramme - Mathieu Nihouarn - Publié le 24 janvier 2021

Yvan Nicodème (deuxième à droite) et le comité du Souvenir Français ont décidé de reporter l'assemblée générale de l'association prévue le 30 janvier prochain (photo d'archives).


11 novembre 2020

Cérémonie en mode minimum

La cérémonie brève, s'est déroulée en présence de :

Madame Marguerite Bleuzen Maire de Plonevez , madame Jocelyne Boulch adjointe, de Laurent Decout adjoint et maitre de cérémonies, Yvan Nicodème président du comité du SF et de Jean Duigou porte-drapeau et de la présence de 5 personnes qui se sont tenues à distance.Minute de silence, dépôt de gerbe lecture du texte officiel et de la liste ses noms des OPEX morts depuis le début de l'année.                                

Ouest France du 13 11 2020


Lundi 3 août 2020

Cérémonie de Pont Ar Stang Vian en Landeleau

76 ème anniversaire de la tragédie du 3 août 1944

Cette année cette commémoration a pu se déroulée au monument de Pont Stang . Depuis 3 ans le site était rendu inaccessible par les travaux de la 4 voies N 164 entre Carhaix et Chateaulin.

Plus d'une centaine de personnes étaient présentes. Parmi elles, les familles des victimes, des élus, Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, la sous-préfète Anne Tagand, et de nombreux maires, dont Yvon Coquil, maire de Landeleau et madame Marguerite Bleuzen maire de Plonevez.


Samedi 11 juillet 2020

Le devoir de mémoire résiste à la crise sanitaire

Stèle de Trébuon

Le comité local du Souvenir Français et Madame le maire Marguerite Bleuzen, ont rendu hommage aux martyrs tombés sous les balles nazis il y a 76 ans

Stèle de Kerbron à la limite de la commune du Cloitre Pleyben

Comme chaque année, le Comité local du souvenir français s'est réuni aux deux stèles respectives de Trébuon et Kerbron pour commémorer les tragiques événements du 11 et 12 juillet 1944 : le souvenir du massacre de cinq jeunes hommes par les Allemands. A Trébuon, deux résistants sont tombés sous les balles allemandes.

Albert Guennec âgé de 20 ans de St Coulitz, mortellement blessé par un milicien qui le laissa pour mort , est décédé quatre jours plus tard à l'hôpital de Carhaix.

Noël Lerrant qui avait 22 ans, dénoncé, fut pris dans la soirée et abattu par les allemands qui enquêtaient sur la disparition du corps d'Albert Guennec

Julien Lallouet, le, président honoraire du comité local, a été témoin de cette scène enfant, alors voisin de Noël Lerrant. « Un souvenir toujours aussi vivace qui hante les esprits »

Puis nous nous sommes rendus à la stèle de Kerbronn, située en pleine campagne, où, le 12 juillet 1944, trois jeunes autres résistants,  Germain Paris 21 ans , Henri Perennou 26 ans et Louis Salaün 24 ans, furent torturés et tués, dans d'atroces conditions, sous les yeux de la population masculine du Cloitre Pleyben contrainte d'assister à l'exécution. Les Allemands voulaient découvrir la cache du maquis qui se trouvait dans le village.



vendredi 8 mai 2020

Cérémonie marquant le 75e anniversaire de la victoire sur le nazisme 


Samedi 25 janvier 2020

Réunion annuelle statutaire du comité

Le comité local du Souvenir français s'est réuni, samedi matin, pour son assemblée générale, au café Chez Begot. Les seize membres présents ont débuté la séance par une minute de silence à la mémoire des adhérents disparus.

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 18 juin 2019 à Châteaulin